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L'ultime camion tout terrain de Matt

L'ultime camion tout terrain de Matt

Le Suzuki Samurai Par ,

J’ai vécu de nombreuses expériences de conduite mémorables au fil des ans, en Californie, en Allemagne et ici même au Canada. Une des séances les plus grisantes s’est déroulée derrière le volant d’un camion autour de ma ville natale… mais pas n’importe lequel.

Photo: Suzuki

Je me souviens d’aventures hors route où nous avons opposé six VUS compétents l’un contre l’autre au complexe Mécaglisse. À d’autres occasions, j’ai mené un Toyota Tacoma à travers un terrain boueux et un Honda Ridgeline dans une carrière de sable. Une fois, peut-être la plus marquante de toutes, j’ai conduit un Suzuki Samurai sur un sentier dans le fin fond d’un bois, éclipsant le Hummer H1 qui m’accompagnait. Vous avez bien lu : un Hummer.

Le Suzuki Samurai est mon véhicule tout terrain favori encore aujourd’hui, le 1988 à toit rigide, plus précisément. Pas n’importe quel Samurai, celui-là. Ce petit monstre vert lime avait d’énormes pneus de 35 pouces, un ensemble pour remonter le châssis et même une couple de rondelles de hockey en guise de bagues. Surélevée de 4 pouces, avec plus de dégagement pour les roues et du caoutchouc neuf, cette machine pouvait ET passait partout.

J’avais modifié un peu le quatre-cylindres de 1,3 litre de série, en ajoutant par exemple un système d’échappement plus fluide et, euh, c’est à peu près tout. Développant 69 ch et 76 pi-lb de couple, le petit moulin vaillant avait besoin de tout le peaufinage possible, mais nous ne pouvions pas aller plus loin sans soulever la culasse ou le remplacer tout court. Honnêtement, le Samurai ne pesait qu’une tonne et n’avait pas besoin d’une cavalerie à tout casser. Et les rapports bien étagés de la boîte manuelle à cinq vitesses permettaient des décollages vifs… du moins, jusqu’à 30 km/h.

Sur la route, le Suzuki était carrément désagréable. Suspension brusque, freins au mieux douteux, à vitesse de croisière il fallait constamment corriger le volant et à 100 km/h – si on s’y rendait – le moteur tournait à 5000 r/min en 5e vitesse. Oubliez les dépassements.

Photo: Suzuki