Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Mercedes-Benz repense l'injection directe

Mercedes-Benz repense l'injection directe

Mercedes est de nouveau à l'avant-plan grâce à son système CGI Par ,

Mercedes est de nouveau à l'avant-plan grâce à son système CGI

Croyez-le ou non, l'injection directe d'essence est une technologie vieille de près de 60 ans. Soixante ans? C'est à se demander pourquoi certains
L'injection directe telle que nous la connaissons a vu le jour dans la SL300. (Photo: Mercedes-Benz Canada)
constructeurs utilisent quand même des systèmes d'injection multipoint. Avouez que c'est drôle de commencer à entendre parler de l'injection directe au 21e siècle. Après tout, plusieurs compagnies de renom, comme Mitsubishi, Mazda, Volkswagen et BMW, l'emploient depuis longtemps. Celle qui a fait office de pionnier est toutefois Mercedes-Benz qui, dès 1954, a intégré le premier système d'injection de carburant au monde dans son célèbre coupé SL300. Par le fait même, il s'agissait de la première application de l'injection directe à une automobile, Mercedes ayant emprunté la technologie à l'avion de chasse Messerschmitt datant d'une dizaine d'années plus tôt.

Le terme «injection directe d'essence» réfère au processus d'alimentation du moteur en carburant. Ce dernier est injecté directement dans la
La CLK a été la première Mercedes non diesel des temps modernes à utiliser la CGI. (Photo: Mercedes-Benz Canada)
chambre de combustion via une rampe commune d'alimentation à haute pression. Il y a trois ans environ, lorsque cette technologie était encore aux premiers stades de sa période moderne, peu de voitures l'exploitaient. À l'époque, le chef de file était Mitsubishi, avec sa berline Carisma et ses Pajero européennes, suivi de près par Volkswagen et Audi, dont le système FSI est maintenant bien connu. Mercedes-Benz, qui ne voulait certes pas être en retard, avait développé une nouvelle version bien à elle, «l'Injection d'essence à charge stratifiée» (CGI). La compagnie l'avait appliquée à un seul moteur, soit un quatre cylindres de 1,8 litre générant 168 chevaux. Celui-ci entraînait la CLK et la berline de Classe C en tant que moteur de milieu de gamme, mais sa puissance n'était pas livrée de façon très douce ni agréable à l'oreille. Au moins, le système accomplissait son travail, c'est-à-dire diminuer les émissions polluantes et la consommation d'essence. La CGI a quand même été rapidement oubliée.

Fascinante. Belle. Puissante. Je ne parle pas que de la CLS mais aussi de sa technologie moteur. (Photo: Mercedes-Benz Canada)
À l'extérieur de Stuttgart, personne ne savait exactement pourquoi Mercedes-Benz n'a pas amélioré sa technologie pendant les trois années de service de celle-ci. Personne ne comprenait non plus pourquoi le constructeur n'a pas étendu l'application de la CGI pour l'inclure dans ses V12 biturbo ou dans ses gros V8, le tout afin de concurrencer Audi et BMW. Or, nous avons tous été dupés: les ingénieurs de Mercedes-Benz ont travaillé en secret et sans relâche pour atteindre la perfection. Apparemment, ils l'ont trouvée, puisque Mercedes-Benz a décidé de présenter au récent Salon de l'auto de Genève son premier véhicule doté du tout nouveau système d'injection directe: la CLS350 CGI.

Alors, quelles innovations la nouvelle CGI nous apporte-elle? Une chose est sûre, il y en a beaucoup, la plupart étant le résultat de la longue
Les injecteurs piézoélectriques composés de métal et de céramique sont la clé du nouveau système CGI. (Photo: Mercedes-Benz Canada)
expérience de Mercedes dans la construction de moteurs turbodiesels à rampe commune et, plus spécifiquement, d'injecteurs piézoélectriques. Vous avez peut-être déjà entendu ce dernier terme à quelques reprises - toujours en référence à des diesels - mais il ne signifie pas grand chose pour la majorité des gens en Amérique du Nord, étant donné que les injecteurs piézoélectriques sont interdits par nos réglementations qui privilégient les diesels à la fine pointe de la technologie (lire: le moins polluant possible). Quoi qu'il en soit, ces injecteurs diffèrent de ceux utilisés par les moteurs conventionnels à injection directe parce qu'ils sont composés de métal et de céramique afin de pouvoir changer leur état en quelques millièmes de secondes lorsque soumis à un courant électrique. En effet, sous l'action de l'électricité, les propriétés de ces injecteurs sont modifiées et ils peuvent démarrer ou arrêter plus rapidement l'injection de carburant.