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Partie 2 : Dérapage et glissade (volontaires!)

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La dernière fois, j’ai voulu parler du dérapage, surtout en insistant sur le fait que je ne vois pas vraiment l’utilité de l’indicateur qui nous avertit lorsque le système intervient. Aujourd’hui, je veux aborder quelque chose de totalement différent, c’est-à-dire le plaisir immense qu’on peut éprouver dans un milieu contrôlé, lorsque ledit indicateur reste tout le temps allumé!

Je n’ai jamais vraiment appris à faire des beignes avec une voiture. Sur la côte Ouest où j’ai grandi, il n’y avait pas beaucoup de neige pour m’aider et les quelques centimètres sur le sol faisaient frémir la plupart des automobilistes. Le nombre de collisions et de sorties de route augmentait alors de façon exponentielle. L’idée de trouver une cour de stationnement déserte pour tracer des cercles avec une auto (et ce, volontairement) ne m’a jamais intéressée. Peut-être que mes amis étaient trop sages pour me donner le goût…

La semaine dernière, nous avons roulé au centre Mécaglisse avec trois Porsche (une Cayman, une Cayman S et une Boxster S) dans le but d’évaluer leur performance hivernale. Exagéré, vous dites? C’est ce que je pensais aussi, du moins au début! J’appartiens encore à cette «vieille» école de pensée d’il y a 10 ou 15 ans, selon laquelle conduire un bolide sport en hiver relève de l’absurde. Or, les progrès technologiques de la dernière décennie permettent aujourd’hui à un propriétaire de Porsche de conduire à l’année longue s’il le désire… à condition bien entendu de miser sur des pneus appropriés. Le système de gestion de la stabilité de Porsche (PSM) joue un grand rôle là-dedans en prévenant les pertes de contrôle.

Voulant passer de la théorie à la pratique et tâchant de garder un esprit ouvert, j’ai mis les voitures à l’épreuve en compagnie de vrais pros de la conduite hivernale. Au volant, même un débutant comme moi peut sentir le système PSM travailler. Le vrai plaisir, cependant, c’est quand on désactive le système et qu’on se lâche «lousse» sur un circuit fermé et sécuritaire. Je n’ai jamais dérapé et glissé autant! Quels beaux moments de folie!

Bon, c’est sûr que j’ai rendu mon copilote/patron un peu nerveux, mais j’ai profité de l’expérience au max. On n’a qu’une vie à vivre, après tout! Wooo-hoooo!