Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Le président de Volkswagen Amérique du Nord témoigne devant le Congrès

Le président de Volkswagen Amérique du Nord témoigne devant le Congrès

Par ,

Le chef de Volkswagen en Amérique du Nord, Michael Horn, a témoigné jeudi devant une sous-commission de la Chambre des représentants, selon Radio-Canada. Ainsi, il soutient n’avoir été informé de la manipulation des résultats aux tests antipollution autour du 3 septembre dernier « (…) lors d’une rencontre réunissant le fabricant et un régulateur californien ». Il poursuit en disant que selon lui, la décision d’installer ces logiciels truqués dans les voitures diesel du constructeur est l’œuvre de quelques ingénieurs informatiques et non une décision prise par Volkswagen. Affirmations qui n’ont pas convaincu les experts de l’industrie, qui soutiennent que pour monter une telle supercherie, un grand nombre d’employés doivent être « dans le coup » puisque toutes les décisions prises doivent être confirmées par la direction.

Par ailleurs, The Detroit Bureau rapporte que le constructeur entend diminuer le nombre de modèles diesel offert aux États-Unis, à tout le moins pour l’année qui vient. En effet, ces ils arriveraient sur le marché au moment où le constructeur travaille avec les autorités afin de développer un correctif pour les véhicules munis du logiciels faussant les résultats aux tests antipollution. Toutefois, plusieurs difficultés semblent poindre en ce qui a trait aux réparations à apporter car Volkswagen a effectué 2 mises à jour sur son moteur diesel 2,0 litres au cours des 7 dernières années, ce qui signifie que chaque version pourrait avoir besoin de son propre correctif.

« Il y a 3 groupes de véhicules impliqués… Et chacun d’eux requiert une solution différente, mais celle-ci ne sera que la première étape pour nos clients », a déclaré Michael Horn par écrit. Car plusieurs propriétaires refuseront tout bonnement de faire réparer leur véhicule puisqu’il ne s’agira pas d’un rappel de sécurité en tant que tel et que hormis dans quelques États, rien n’oblige les Américains à faire réparer leur voiture dans le cadre d’un rappel.

Volkswagen continue de s’enliser dans ce scandale de tricherie, duquel il lui faudra des années à se remettre…