En fait, la surprise est plutôt venue de la boîte automatique à 5 rapports, qui fonctionne harmonieusement, sans trop harnacher le couple offert et en minimisant les temps morts dans le changement des rapports. Reste maintenant à voir si la transmission à variation continue, en option sur le coupé, équipera un jour la berline. Nul doute que GM disposerait alors d'un argument supplémentaire. Hormis une direction électrique, à mon avis floue et peu communicative, l'Ion s'avère plaisante à conduire, l'amortissement bien dosé contribuant à un équilibre étonnant de la caisse. Même si quelques bruits éoliens se faisaient entendre près de la lunette arrière, soulignons toutefois la possibilité de maintenir sur l'autoroute une conversation normale sans trop hausser la voix.
Une fois à bord
Ce qui frappe d'emblée au sujet de l'Ion, c'est l'habitacle spacieux qui s'offre aux passagers, particulièrement le dégagement pour la tête, les jambes et les épaules. Si les sièges avant sont dans la bonne moyenne, on ne peut en dire autant de la banquette arrière, trop rudimentaire et surtout dépourvue de véritables appuie-tête. Ample espace soit, mais quelle tristesse se dégage de cet habitacle aussi chaleureux qu'un formulaire d'impôt! Malheureusement, Saturn persiste et signe : des plastiques durs qui n'ont pas une apparence valorisante, des teintes drabes et du cuir si moche que le tissu apparaît presque comme un must, est-ce vraiment matière à séduire la jeunesse?





