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Sexe, drogues et Formule 1: la vie fort agitée de James Hunt

Sexe, drogues et Formule 1: la vie fort agitée de James Hunt

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En 1995, le journaliste canadien Gerald Donaldson écrivait une biographie disons gentille du Champion du monde de Formule 1 de 1976, le Britannique James Hunt. Donaldson n’avait pas raconté grand-chose de controversé sur le style de vie débridée de Master James. Mais dans un nouveau livre, Tom Rubython dit tout ou presque!

James Hunt en compagnie du patron de l'écurie McLaren,Teddy Mayer. (Photo: WRI2)

James Hunt était un pilote sans peur, agressif en piste et terriblement doué. Il a aussi été le dernier pilote playboy qui a profité de sa vie à fond. Il ne pouvait se passer de la présence féminine, fumait comme une cheminée, était un adepte des drogues, buvait beaucoup et n’a jamais été capable de se comporter correctement.

Par exemple, Hunt adorait arriver dans un très chic palace de Monaco au volant de sa Porsche 911 pour s’en extraire pieds nus, habillé d’un vieux jean et d’un t-shirt de mauvais goût.

Après son apprentissage de la F1 chez Hesketh, Hunt a été engagé par l’écurie McLaren qui découvre ses frasques.

Alors que le triple champion du monde de F1, le très professionnel Jackie Stewart, s’abstenait d’avoir toute relation sexuelle au cours de la semaine précédant un Grand Prix, James Hunt pouvait, quant à lui, en avoir une quelques instants avant de grimper dans le cockpit de sa monoplace !

James Hunt avec sa copine à Monaco en 1979. (Photo: WRI2)

Dans son livre titré « Shunt », Rubython raconte comment Hunt se préparait à une course. À la fin de la saison 1976, Hunt, sur McLaren, luttait intensément contre Niki Lauda (Ferrari) pour le titre mondial. La dernière course de la saison allait être tenue sur le circuit de Fuji au Japon.

Hunt a donc passé les deux semaines précédant la course décisive à boire sans arrêt et à fumer du cannabis et à prendre de la cocaïne avec son bon copain Barry Sheene, le champion du monde de motos.

Au cours de ces deux semaines d’entraînement, 33 hôtesses de l’air de British Airways sont passées dans le lit de Hunt.

« Au Japon, son terrain de jeux était le Hilton de Tokyo où les hôtesses de British Airwars débarquaient pour une pause de 24 heures. »

« Il n’était pas rare pour Hunt et Sheene de coucher avec toutes les filles, souvent ensemble »
- extraits tirés du livre.

James Hunt, McLaren M26-Ford, 1978. (Photo: WRI2)

Et à quelques minutes du départ d’un Grand Prix, Hunt allait vomir. C’était immanquable, et le résultat de nerfs poussés à bout et de son organisme qui n’en pouvait plus.

Lors de ce fameux Grand Prix du Japon, tenu sous une pluie torrentielle, Hunt a disputé la course de sa vie et a récolté le titre de champion du monde, un point seulement devant Lauda.

Pour célébrer sa victoire, Hunt a bu. Beaucoup. Rubython raconte que l’ambassade de Grande-Bretagne avait organisé une réception en son honneur. Hunt était tellement saoul que l’ambassadeur a même hésité à le laisser entrer.

Le vol de retour sur Japan Airlines vers Londres, réservé par la compagnie Bernie Ecclestone, a tourné en beuverie de 12 heures durant laquelle tout l’alcool à bord a été consommé.

La suite de la carrière de Hunt a été moins brillante. Il a quitté McLaren pour courir pour Walter Wolf. Et après un autre bris mécanique au Grand Prix de Monaco en 1979, Hunt a mis un terme à sa carrière de pilote.

Il est ensuite devenu un commentateur fort coloré des Grands Prix à la BBC. Il est mort chez lui le 15 juin 1993 d’une crise cardiaque.

Shunt, de l’auteur Tom Rubython a été publié par The Myrtle Press.