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Superleague Formula: Guoia Pekin premier champion

Superleague Formula: Guoia Pekin premier champion

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Le club de football chinois de Guoia Pekin est devenu le premier champion de la nouvelle série Formula Superleague à l'issue de la dernière étape de la saison disputée sur le circuit de Jerez en Espagne.

Les deux courses du week-end espagnol ont été remportées par Robert Doornbos (AC Milan) et James Walker (Borussia Dortmund).


La Superleague Formula clôt ainsi sa première saison d'existence. Basée sur un principe proche de l'A1 Grand Prix, la SF est une série monotype, avec une vingtaine de monoplaces en piste. Elan Motorsports Technologies fournit les châssis et Menard Motorsport produit les moteurs V12 de 4,2 litres de 750 chevaux.

L'originalité de la série est d'aligner des voitures aux couleurs de clubs de football. Mais à qui s'adresse finalement la Formula Superleague, et quel peut être l'avenir de cette discipline ?

Difficile, déjà, pour la Superleague de trouver un écho au-delà des frontières européennes. En Amérique du Nord, le soccer n'est guère développé, et ce genre de formule n'évoque pas grand-chose aux Canada et aux États-Unis.

La majeure partie des clubs représentés proviennent effectivement du vieux continent. Sur les 20 voitures en piste, seuls Corinthians et Flamenco (Brésil), Al Ain (Arabie Saoudite) et Guaio Pekin (Chine) sont des clubs non européens.

C'est finalement le Guaio Pekin, totalement inconnu sur la scène du football international (et qui plus est avec un pilote peu connu au volant), qui décroche le premier titre de l'histoire de ce championnat (l'AC Milan, le Borussia Dortmund et Liverpool notamment, sont restés plus en retrait) : difficile à exploiter du point de vue marketing.

La question est également de savoir si les fans de football suivront les performances de « leur club » sur les pistes. Difficile d'amener les supporters de football à supporter des voitures de course. Anderlecht avait amorcé une belle initiative en invitant ses supporters à soutenir la monoplace pilotée par Craig Dolby sur le circuit de Zolder.

Des initiatives isolées, qui ne peuvent contribuer remplir des tribunes passablement désertées tout au long de cette première édition. Et la couverture médiatique, hormis quelques pays, a de la peine à s'étendre.

Les pilotes qui y évoluent sont pour la plupart peu connus, mis à part quelques noms célèbres, mais à la recherche d'une seconde carrière (Robert Doornbos, Tristan Gommendy, Antonio Pizzonia, Franck Perera). Comme bon nombre de formules monotypes apparues récemment sur la scène internationale, la Formula Superleague constitue davantage une solution « B » pour ces pilotes, qu'un véritable tremplin pour les disciplines supérieures.

Difficile dès lors de prédire quel sera l'avenir de la Superleague Formula, d'autant que, du point de vue budgétaire, la série coûte plus aux organisateurs qu'elle ne leur rapporte : le partenariat avec les clubs de football se limite à un « prêt » du nom et des couleurs des équipes, qui n'apportent aucun budget dans ce championnat.