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Superleague Formula: Sébastien Bourdais lève le voile sur son passage en Formule 1

Superleague Formula: Sébastien Bourdais lève le voile sur son passage en Formule 1

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Le site web italien 422race.com a réalisé une interview fort intéressante avec l’ancien quadruple champion de la série Champ Car et ex-pilote de Formule 1 de l’écurie Toro Rosso, Sébastien Bourdais, qui parle de son passage dans la formule reine.

Alors, que s’est-il passé avec l’écurie Toro Rosso ? « Bien, les choses ont commencé de belle façon avec la STR2 l’a dernier, » a déclaré Bourdais.

« Puis, la SRT3 est arrivée. J’étais incapable de piloter cette voiture alors que (Sebastian) Vettel réalisait des prouesses à son volant. Et puisqu’il s’agissait d’une voiture rapide, il n’y avait donc rien à redire. Cela m’a jeté par terre et il n’y avait rien à faire ».


Alors, quel était le problème avec la STR3 ? « C’était une combinaison de plusieurs facteurs entre le choix du design de la suspension arrière et la cartographie aérodynamique, » de préciser Bourdais.

« Cette voiture sous-virait pas mal dans les virages rapides et était très survireuse dans les virages lents. Je ne parvenais à la conduire. À chaque fois qu’on tentait de régler le problème de dérapage du train arrière dans les virages lents à haute vitesse, on ne faisait qu’amplifier le sous-virage à haute vitesse, et vice-versa. »

Bourdais poursuit son plaidoyer. « Ce concept a aussi été appliqué à la STR4, qui est en fait une Red Bull RB5. Ça a été la voiture la plus difficile pour moi à piloter. »

« Les gens oublient souvent que les 20 pilotes qui sont en Formule 1 font sans doute partie des 30 meilleurs au monde, » d’ajouter Bourdais.

« On n’arrive pas en F1 par chance. Mais personne ne veut savoir comment vous y êtes arrivés, ni ce que vous avez fait auparavant. Ils ne regardent que vos résultats en F1, car c’est la seule chose qu’ils peuvent mesurer. » Et si vos résultats ne sont pas bons, tout le monde croit alors que vous n’êtes pas bon…

Le Français aurait pu remplacer Felipe Massa au volant de la seconde Ferrari suite à l’accident du Brésilien. C’est finalement Giancarlo Fisichella qui a obtenu le poste.

Mais Bourdais n’est pas surpris de voir le vétéran Italien en arracher aux commandes de la F60.

« Cela prouve que la Ferrari est une voiture difficile à conduire cette saison. Car il est évident que Giancarlo n’est pas devenu mauvais, puis bon, puis mauvais une autre fois, » d’expliquer Bourdais.

« Giancarlo est un autre pilote qui a besoin d’avoir une voiture ajustée d’une certaine façon. Il a du mal aujourd’hui à obtenir ce qu’il veut pour bien piloter. Les gens ne s’attardent pas à ce détail. Ils oublient trop facilement qu’il y a toujours une interaction cruciale entre le pilote et sa voiture. Si la voiture ne s’accorde pas au style de pilotage du pilote, cela ne mènera nulle part, peu importe le talent du pilote ».



photo:Peter Fox/Getty Images