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Transports Canada s'inquiète de la sécurité !

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Amyot Bachand
Le contrôle électronique de la stabilité d'un véhicule
Comment fonctionne le SCES ?
Des capteurs installés dans les roues, sur la direction et au centre de la voiture détectent tout mouvement non naturel de la voiture et active alors les freins de chacune des roues séparément pour aider le véhicule à retrouver la trajectoire idéale recherchée par le conducteur. Le système réduit également la puissance du véhicule pour le ralentir plus rapidement. Le SCES aide le conducteur à garder le contrôle du véhicule. Est-ce que cela fonctionne ? Personnellement, j'y crois car, à deux occasions, au volant de véhicules différents (Toyota Sequoia Limited et Jaguar X-Type), j'ai pu reprendre ma trajectoire, et ce, même si j'avais passé de façon inattendue sur une bande de glace dans une courbe. Et vous, dans la neige, sous la pluie et en face d'un obstacle inattendu ou en cas de manoeuvre dangereuse d'un autre conducteur, vous pourrez garder le contrôle de votre véhicule. D'ici là, n'oubliez jamais de regarder où vous voulez aller et non l'obstacle qui s'avance vers vous. Vous aurez déjà une meilleure chance de l'éviter.


Multitude d'appellations

Vous connaissez sûrement les noms Stabilitrak (GM), AdvanceTrac (Ford), Dynamic Stability Control - DSC (BMW), Electronic Stability Program - ESP (Audi, DaimlerChrysler, Jeep, Kia, Saab, Volkswagen) et bien d'autres, comme VDC (Nissan) VDCS (Subaru), VSC (Toyota/Lexus), VSA (Honda/Acura). Chaque constructeur tente d'identifier ces systèmes par une appellation distincte, ce qui mélange les consommateurs. Ces systèmes partent tous des mêmes principes. Il existe deux grands fournisseurs dans le monde qui fabriquent les SCES : Continental et Bosch.

Des objections ?
Très rares. Toutefois, au Canada, les véhicules munis d'un SCES devront également posséder un bouton qui permet de le désactiver. En effet, si l'on reste pris dans la boue ou la neige, le système vous empêchera de pouvoir bercer la voiture pour vous créer une ornière qui vous permettra de vous dégager sans remorquage. Phil Edmundston, dans son habituelle chasse aux sorcières, se plaignait que les amateurs de vitesse préféreraient débrancher le système pour rouler encore plus vite. En réplique à cette allégation, je lui réponds que, de toute façon, ces fous du volant trouveront toujours le moyen d'aller plus vite...Mais, à titre de pilote automobile, après avoir fait l'essai de plusieurs véhicules sportifs haut de gamme, je préfère garder le système en fonction sur la piste comme sur la route car il m'assure un meilleur contrôle du véhicule.

Ces systèmes sont conçus pour garder la voiture sur la route et sur la piste. Comment pensez-vous que Michael Schumacher a gagné ses championnats sur Ferrari ? Grâce à ses aides électroniques qui collaient littéralement sa voiture sur la piste, peu importe les conditions. Sur la route, ces systèmes me permettent de faire face à l'inattendu, comme un chevreuil qui traverse sans avertissement, ce ballon d'enfant qui roule juste devant moi ou ce tracteur qui débouche sur la route sans faire son arrêt. Ma critique personnelle vient plutôt de la lenteur des constructeurs à promouvoir et à offrir ces systèmes en équipement de série. Il est désolant de toujours devoir recourir à des réglementations pour obtenir le gros bon sens.

L'essayer, c'est l'adopter
Grâce à sa campagne de sensibilisation, Transports Canada espère informer les acheteurs des bienfaits de ce système et compte sur les constructeurs et les associations pour organiser des séances de démonstration. Continental mettra à notre disposition une vidéo de trois minutes que nous diffuserons sur notre site dès que nous l'aurons reçue. Car une image vaut mille mots. Bonne route !
photo:Ford
Amyot Bachand
Amyot Bachand
Expert automobile