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Une semaine en Corée du Sud

Une semaine en Corée du Sud

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Pour une Nord-Américaine gâtée par les vastes paysages vierges et l’abondance d’espace personnel, la première vue de la Corée du Sud depuis le hublot d’un avion peut ébranler. Des gratte-ciel s’étendent à perte de vue, une véritable mer de bitume cendré. Bon, à l’extérieur de Séoul on trouve des boisés ici et là, et les montagnes soulagent de la lourdeur d’une civilisation qui s’étale sans cesse aussi.

Corée du Sud
Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com

Le simple volume de circulation bouleverse. Peu importe l’heure ou le jour, des bouchons congestionnent toutes les artères. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, on n’y voit pas d’innombrables petites voitures citadines comme dans les grandes cités européennes. Pour les Coréens, la taille reflète le statut social, et la plupart de leurs véhicules sont donc des berlines intermédiaires récentes. De prime abord, on dirait que chaque voiture sur la route arbore l’emblème de Hyundai, et avec une part de 75 % du marché, la marque domine effectivement. L’écrasante majorité des machines sont vêtues de noir ou de gris : on note une étrange absence de couleur sur cette palette automobile. Sur beaucoup de modèles, on a collé du styromousse pour prévenir les bosses.

Il y a beaucoup d’autobus aussi, tous munis de rideaux et conduits par des chauffeurs gantés de blanc. L’excellent réseau de métro permet de soulager un peu la congestion, mais même avec leurs six voies, les rues du centre-ville sont saturées. Dans le coin de pratiquement tous les pare-brise se trouve le numéro de téléphone du propriétaire… souvent sur une carte personnalisée ou une plaquette à DEL. Le stationnement en double file est chose courante, et le conducteur d’une voiture bloquée peut communiquer avec le propriétaire de l’autre voiture pour qu’il vienne le libérer.

Sur la route menant à Séoul, on voit certains des exemples d’étalement urbain les plus désolants au monde : une étendue interminable d’immeubles résidentiels dépouillés de tout ornement, se distinguant l’un de l’autre par un chiffre seulement. Plus de 49 millions d’habitants peuplent ce minuscule pays, dont plus de 10 millions à Séoul… et ils vivent presque uniquement en appartement. Les unifamiliales se font rares en ville. Nous croisons de temps en temps de petites parcelles de terres agricoles soigneusement entretenues, surtout des rizières. Du précieux ginseng pousse dans certains champs aussi, couverts d’un filet noir les protégeant des rayons du soleil.

Corée du Sud
Photo: Lesley Wimbush/Auto123.com

Comme toute ville de calibre international, Séoul présente ses vallées de gratte-ciel vitrés et ses boutiques de grandes griffes, la mode oscillant entre la haute couture et la dernière mode branchée. On y trouve une culture urbaine effervescente, surtout dans des quartiers comme Insadong avec ses vendeurs ambulants offrant de tout, de pièces en céramique à de magnifiques foulards.

De nombreux kiosques servent du maïs rôti et des marrons, des viandes rôties coréennes ou encore des bonbons. Un sentier de 5,8 km longe le ruisseau Cheonggyecheon, tout juste sous le niveau de la rue, parsemé de superbes chutes d’eau. Des projections laser, synchronisées sur de la musique pop et classique, dansent sur les murs de pierre tandis que des couples et des familles se baladent ou traversent le ruisseau en sautillant d’une des nombreuses pierres à l’autre.

On nous sert un premier repas sous forme de buffet. Tout y est : du sushi, divers types de kimchi (un genre de chou ou de radis fermenté servi comme condiment avec chaque repas), de l’anguille bouillie pour les téméraires, divers sautés et des viandes rôties coréennes.

On utilise les mêmes ustensiles pour chaque repas, soit une paire de baguettes (en acier et non en bois comme dans les autres pays asiatiques) et une cuiller (pour les nouilles et la soupe).

Pour les Coréens, le respect et les bonnes manières priment, surtout envers les invités. On nous accueille avec de gracieux saluts partout où nous allons, tant les cadres d’entreprises que les chauffeurs d’autobus et les ingénieurs… et même les gardiens de sécurité à l’aéroport. La Transportation Security Administration devrait prendre des notes!