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Voitures mondiales de l'année : les Allemands dominent ! (vidéo)

Voitures mondiales de l'année : les Allemands dominent ! (vidéo)

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C'est la Mazda2, ou Mazda Demio, qui a remporté le titre de Voiture mondiale de l'année, remis lors du Salon de l'auto de New York. Cette victoire japonaise vient jeter un peu de baume pour les fabricants nippons qui ont été écartés du podium dans toutes les autres classes, cédant la place aux voitures allemandes.

La situation est pire encore du côté des voitures américaines, puisque aucun véhicule n'a trouvé grâce aux yeux des 47 journalistes des quatre coins du monde et n'a terminé parmi les trois finalistes des catégories. Seule la Ford Mondeo a réussi l'exploit, mais elle n'est malheureusement même pas vendue en Amérique du Nord.

Il faut dire que, en matière de design ou de voiture de performance, l'Audi R8, qui a remporté le doublé, était difficile à déloger, elle qui a remporté les mêmes honneurs ici au pays et dans bien d'autres pays sur Terre.

Le titre de voiture environnementale de l'année a également échappé aux Américains, y compris aux Malibu et Saturn Vue Hybride, pour céder le pas à trois finalistes diesel : la smart fortwo CDI, la Passat Blue Motion, et la gagnante, la BMW 118d Efficient dynamics, un ensemble destiné à maximiser l'économie de carburant.

Un processus complexe
Pour en arriver à de tels choix, les 47 membres du jury ont dû d'abord choisir dix finalistes par catégorie. Cette année, 39 véhicules étaient admissibles dans l'une ou l'autre des classes.

Notons que, pour être admissible au concours de la Voiture mondiale de l'année, le véhicule doit être vendu dans cinq pays et sur deux continents différents avant le 1er janvier de l'année. Certaines particularités s'appliquent cependant.

De gauche à droite : la Ford Mondeo, la Mazda2 / Mazda Demio et la Mercedes-Benz Classe C.

Ainsi, la voiture de performance doit exister à au moins 500 exemplaires dans le monde (inutile donc de considérer les quelques dizaines de Bugatti Veyron). En matière de voitures écologiques, on pousse l'analyse encore plus loin en incluant, le cas échéant, certains prototypes non loin de la commercialisation. Dans ce dernier cas, il y a un hic cependant : la voiture doit avoir été offerte à au moins dix exemplaires dans des parcs de presse partout dans le monde.

« Nous souhaitons que ce concours soit le reflet de ce que l'industrie de l'automobile a à offrir partout dans le monde. Nous sommes dans une ère de mondialisation, et nous pensons que les modèles vendus en Europe ont de plus en plus de chance de se retrouver chez nous ou ailleurs. Il devient donc indispensable d'avoir des bases de comparaisons similaires », a souligné le coprésident du comité organisateur et seul juge canadien, le Torontois Gerry Malloy.

Au total, 47 journalistes, dont 10 d'Amérique du Nord, venus de 24 pays différents, ont procédé au choix des finalistes et des Voitures de l'année. Bien sûr, on peut se demander si tous les membres du jury ont réellement testé les véhicules, dont certains ne sont offerts que dans certains secteurs et pas dans d'autres.

Mais en bout de ligne, le choix de la Voiture mondiale a au moins le mérite de faire connaître des voitures qui, autrement, pourraient bien ne demeurer connues que dans leur partie du monde. Ce qui, avouons-le, serait bien dommage.