En politique, il n'y arien de pire qu'importer des recettes. Le prêt à porter n'existe pas.
Au milieu des '50, dix ans après l'armistice, l'UE est avant tout née de la nécessité de d'empêcher les guerres en Europe: 1870 - 1914 - 1939...Trois grosses guerres avec les mêmes joueurs en moins de 70 ans. Faut le faire.
C'est aussi un système de libre échange de biens, de services avec mobilité des personnes. Il y a des problèmes, mais c'est surtout la prospérité qui caractérise la CEE: conséquence naturelle et prévisible de la libéralistion.
On ne peut cependant pas porter totalement la prospérité actuelle au seul crédit de la CEE. Parlons pas de l'après guerre, les pays avaient été dévastées ou endettées à mort, mais en 1939, le noyau qui a composé la CEE, ce n'était pas des 2 de pic: ces pays étaient très avancés et très développés à tous les points de vue.
La CEE n'est pas partie d'un désert.
De plus en plus, la CEE adopte des mesures destinées à s'appliquer à tous ses membres. Ça commence drôlement à ressembler à une fédération.
Malgré ses bons coups, on voit que la CEE n'a pas encore réussi à s'assurer de leur application dilligente dans tous les pays. On se demande parfois s'il n'y a pas un concours sur l'évitement des mesures.
Le cas de la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie est grotesque, mais la France joue la même musique sauf qu'elle le fait plus subtilement et le problème n'en est que plus gros.
Pas une potion magique l'UE.
Pour revenir chez-nous, le Canada est une fédération: pas besoin d'en rajouter, les plus et les moins sont bien connus dont l'un des plus flagrants est l'absence d'identité nationale ce qui ouvre la porte à son éclatement.
Cet éclatement est d'autant plus possible que chaque province est pour ainsi dire un état indépendant. Tellement indépendant qu'un des gros dossiers actuels est de faire tomber les barrières commerciales entre les provinces....!!! Ça aussi, faut le faire.
C'est une évidence qu'une province comme le Québec et plusieurs autres pourraient très bien vivre en dehors de la fédération.
Au Québec, une fraction importante de la population, 40%, serait d'ailleurs d'accord pour le faire.
L'autre 60% ne semble pas voir assez de problème dans la situation actuelle ou pas assez d'avantages dans une sécession pour sauter dans le train. Après tout, il a pire que le Canada comme pays.









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