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BMW X5 xDrive35d 2009 : essai routier

BMW X5 xDrive35d 2009 : essai routier

Le X5 au diesel propre risque de faire sourire à la station-service Par ,

Une petite devinette : qu'est-ce qui a quatre roues, qui sonne comme un tas d'ustensiles dans un malaxeur et qui crache plus de fumée noire qu'une pile de pneus en feu? La réponse? Un vieux bazou à moteur diesel!

La majorité des consommateurs nord-américains associent toujours le diesel au bruit, à de la boucane, à une odeur nauséabonde et à un manque de raffinement. Cette réputation est méritée car, pendant des décennies, c'est exactement ce qu'il était.

La majorité des consommateurs nord-américains associent toujours le diesel au bruit.

Les Allemands ont décidé d'en faire leur préoccupation et ils travaillent maintenant à changer la mentalité populaire. Après tout, le diesel offre un meilleur rendement énergétique que l'essence; autrement dit, un véhicule qui fonctionne au diesel peut rouler plus longtemps avec une même quantité de carburant. Voilà qui est très intéressant dans le contexte actuel.

Un diesel dans une BMW?
En 2009, BMW exporte finalement en Amérique son réputé moteur diesel biturbo de 3,0 litres à six cylindres. On le retrouve dans deux modèles, soit la berline de Série 3 et l'utilitaire sport X5. C'est ce dernier que j'ai testé, plus précisément la version xDrive35d.

Le moteur sous le capot génère 265 chevaux et, plus important encore, un couple de 425 livres-pied. Une boîte automatique à six rapports est de mise, elle qui comprend un mode «sport» et un mode manuel. Les décollages sont impressionnants, tout comme la douceur générale, le raffinement et l'autonomie du moteur.

Mieux encore : pas de fumée crasse, peu de sons typiques aux moteurs diesels et pas la moindre effluve puante. Plusieurs occupants du X5 xDrive35d seront surpris, pour ne pas dire subjugués, lorsqu'ils apprendront que ce véhicule brûle du diesel.

Les ingénieurs de BMW ont choisi de faire appel à deux turbocompresseurs, ce qui annule pratiquement tout le décalage normalement associé aux moteurs à simple turbo. La puissance est livrée uniformément au lieu de couler lentement au début et d'exploser tout à coup. Alors que le Mercedes-Benz ML320 CDI donne l'impression d'avoir été embouti quand le turbo s'active, le X5 fonce moins brusquement et plus progressivement.

En 2009, BMW exporte finalement en Amérique son réputé moteur diesel biturbo de 3,0 litres à six cylindres.