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Essai du Toyota 4Runner TRD Pro 2019 : rien ne l’arrête

Réglons une chose de suite. À 58 222 $, tous frais compris, le Toyota 4Runner TRD Pro n’offre pas l’assistance au maintien de voie, ni l’alerte pour les angles morts. On ne retrouve pas chez lui un hayon électrique (sa vitre s’abaisse électriquement, toutefois, ce qui est chouette), ni la climatisation automatique ou le régulateur de vitesse et encore moins l’alerte de circulation transversale arrière.

Mais ce n’est aucunement grave.

D’abord parce que les gens n’en ont rien à foutre des aides à la conduite lorsqu’il est question d’un vieux maître de la conduite hors route comme celui-là. Ensuite parce que c’est secondaire lorsqu’on prend le temps de constater ce qu’il offre ; TOUT ce qu’il offre, en fait ; un différentiel électronique autobloquant, l’aide à la descente, un mode Crawl Control (régulateur de vitesse pour conduite hors route ; on y revient), des pneus hors route, de nouveaux amortisseurs Fox pour cette année et la caméra de recul, devenue obligatoire sur tous les véhicules l’an dernier. Cette dernière, si les capacités tout terrain du véhicule sont utilisées, sera inutile après un certain temps, car elle sera couverte de débris.

Ce véhicule est sans compromis lorsqu’il sort des sentiers battus. En prime, il se la joue avec sa teinte de bleu qui prend le nom de Voodoo (sans blague). Les roues noires marquées de logos rouges TRD sont de retour cette année et sont accompagnées de marques similaires sur la plaque de protection à l’avant. C’est réussi, même si cette dernière va être recouverte de saletés au premier obstacle.

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Photo : D.Heyman

Si ce n’est pas brisé…
Les ajouts esthétiques apportés pour 2019 sont négligeables. On retrouve de nouveaux rails de toit, tout comme de nouveaux phares antibrouillard à DEL… et c’est à peu près tout. S’il y a un véhicule qui réussit à aussi bien marier la modernité avec la tradition (à l’exception du Jeep Wrangler et du Mercedes-Benz Classe G), je ne l’ai pas encore découvert.

Avec le retour de la grille noire, le style s’arrime avec les capacités que l’on retrouve sous la robe. Il faut respecter le travail de Toyota qui emprunte une avenue qui est en mesure de satisfaire l’acheteur de véhicules neufs, comme celui qui aime l’allure d’un véhicule ayant profité de modifications d’après-marché.

Photo : D.Heyman

Pas de niaisage
À l’intérieur, la thématique est similaire alors qu’on retrouve des surfaces imposantes et des détails à la tonne, des contrôles à boutons du système de climatisation au volant massif, en passant par le sélecteur de rapports encombrant et le tableau de bord placé tout à la verticale. Il est clair que le tableau de bord n’a pour fonction que la réception des commandes ; il n’est pas là pour épater la galerie.

En vérité, à l’exception des surpiqûres contrastantes, de l’écran du système multimédia et de cadrans analogues qui ont été modernisés, il n’y a rien à se mettre sous la dent en matière de style. Et le système multimédia est basique ; pas d’Apple CarPlay ou d’Android Auto.

Et, j’y reviens une fois de plus, c’est secondaire dans le cas qui nous intéresse. Tout ce que j’ai eu à faire, c’est de préparer ma sélection musicale avant de prendre la route et profiter ensuite de ce que cette superbe machine avait à offrir.

Photo : D.Heyman

À l’aise en ville
Si l’allure du 4Runner donne l’impression que ce dernier ne sera pas à l’aise en ville, ce n’est pas le cas. Sa forme carrée facilite les manœuvres en milieu serré et bien que la direction soit lourde (beaucoup de poids sur l’essieu avant), le rayon de braquage m’a souvent étonné, le fruit d’une ingénierie qui considère aussi la chose utile en conduite hors route.

Ajoutez à cela la visibilité abondante garantie par la cabine spacieuse et la position de conduite surélevée et vous vous retrouvez avec un VUS pensé pour la conduite hors route qui n’a aucun problème à jouer du coude avec les taxis, les fourgons de livraison et les autobus de la ville.

Bien sûr, lorsqu’on s’extirpe de cette géographie pour se diriger vers les grands espaces, on sent que le véhicule retrouve son élément, sensation amplifiée par le gros moteur V6 et ses 270 chevaux et 278 livres-pieds de couple.

En fait, oui et non.

Photo : D.Heyman

5-rapports
Et la raison en est simple. Si on retrouve un V6 sous le capot, la puissance est relayée aux roues via une transmission automatique qui ne compte que cinq vitesses. Et la cinquième n’est que surmultipliée. Le résultat est qu’on a beaucoup de réactions à bas régime, mais ça devient plus difficile au fur et à mesure que la vitesse progresse. C’est aussi plus ardu en pente.

En fait, le moteur semble limité par la transmission, sans compter qu’on traîne un poids de 2155 kg. Puis, il y a la course de la pédale d’accélération qui est longue. Là où notre pied serait au plancher avec d’autres véhicules, on ne se trouve qu’au tiers de sa capacité ; il faut vraiment enfoncer pour aller chercher le maximum.

On finit par y arriver, mais on souhaite plus de puissance et de souplesse. Aussi sur ma liste de souhaits serait une meilleure consommation d’essence ; à 15,8 litres aux 100 kilomètres, l’appétit du 4Runner est important.

Évidemment, c’est moins un souci lorsqu’on sort des sentiers battus.

Photo : D.Heyman

D’ailleurs, je me suis assuré de conduire le 4Runner dans certaines conditions plus difficiles sur des routes montagneuses que j’affectionne. Le défi fut encore plus grand en raison du fait qu’elles étaient recouvertes de neige. Malgré tout, c’est comme si je pouvais entendre le 4Runner rire dans sa barbe alors que ses pneus Toyo avalaient tout ce qui se trouvait sur leur passage, au point où j’avais l’impression qu’ils réussissaient à atteindre le bitume.

Mode Crawl Control
Le mode Crawl Control permet d’avancer lentement, mais de façon constante, sur surfaces offrant peu de traction. Les pneus mentionnés travaillent de concert avec les systèmes de contrôle de la traction et ABS afin d’offrir une progression facile du véhicule. Pour activer le système, il suffit de s’arrêter complètement, choisir la gamme basse et appuyer sur un bouton placé au-dessus sur rétroviseur. Le mode est en fait un régulateur de vitesse pour conduite hors route.

Une fois activé, tout ce que vous avez à faire, c’est d’ajuster la vitesse via la molette qui ceinture le bouton d’activation… et surveiller votre volant. Le système fait le reste et même si les interventions du dispositif ABS sont bruyantes, ce n’est pas si mal. Au-delà de tout ça, le mode est efficace et simplifie la conduite lorsque les conditions sont difficiles.

Photo : D.Heyman

Conclusion
On retrouve toute sorte de véhicules sur le marché, de la bonne voiture qui est agréable à regarder et à conduite aux bolides d’exceptions qui ajoute différentes touches de raffinement.

Les véhicules exceptionnels, toutefois, réussissent, grâce à de nombreux impondérables, à vous séduire dès que vous prenez le volant. Ils demeurent aussi rafraîchissants et vivifiants en toutes circonstances. Le Toyota 4Runner est de ceux-là, lui qui donne toujours une envie de revenez-y.

Ça, chers amis, c’est un exploit.

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