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Hyundai Genesis 3.8 Tech 2012 : essai routier

Hyundai Genesis 3.8 Tech 2012 : essai routier

Bien sûr, on peut faire ça aussi Par ,

Il est étonnant de constater la facilité avec laquelle la marque coréenne Hyundai peut choisir n’importe quelle catégorie de véhicule et y ajouter un produit concurrentiel. Leur portfolio couvre presque tout, des sous-compactes comme l’Accent aux grosses berlines de luxe comme l’Equus et la Genesis, sujet du récit d’aujourd’hui.

Moquez-vous à votre guise des voitures Hyundai des années 80, mais aujourd’hui, c’est du sérieux. La berline Genesis est probablement le meilleur exemple du savoir-faire de la firme, et une alternative moins chère aux Lexus GS, Mercedes-Benz Classe E et Audi A6.

Avec un choix de motorisations V6 et V8, une plateforme à propulsion et une foule de caractéristiques de luxe et technologiques, la seule chose qui manque à la Genesis, c’est l’écusson d’une marque de prestige. Et possiblement une transmission intégrale.

Six ou huit cylindres, à vous de choisir
On peut choisir un V8 de 429 chevaux dans la berline Genesis, lui procurant des accélérations fulgurantes en ligne droite. Par contre, nous croyons que la plupart des acheteurs seront heureux avec le V6 de 3,8 L de base. Sa sonorité n’est pas aussi rauque que celle du V8, mais en revanche, le V6 est doux et ultra silencieux, bien assorti à la personnalité de la voiture.

Produisant 333 chevaux et un couple de 291 lb-pi, la Genesis 3.8 accélère de 0 à 100 km/h en 5,9 secondes, ce qui est assez rapide, merci. Le V6 dispose également d’un généreux couple à bas régime, alors que la nouvelle boîte automatique à 8 rapports (oui, huit) s’assure de réduire au maximum le régime-moteur lorsque vous conduisez de façon plus relaxe.

Si les cotes de puissance et de couple semblent plus élevées qu’auparavant, c’est parce qu’elles le sont. Pour le millésime 2012, Hyundai a ajouté l’injection directe au moteur de 3,8 L et deux rapports supplémentaires dans la boîte automatique, tout comme dans la Genesis Coupé 2013 rafraîchie.

La consommation d’essence est raisonnable, puisqu’on observe une moyenne de 11,2 L/100km avec un mélange de conduite urbaine et d’autoroute.

Sur papier, la 3.8 ne semble pas aussi habile à dévorer les routes de campagne sinueuses que la version R-Spec 5.0. Par contre à mon avis, la Genesis est plus à l’aise dans un rôle de croisière de luxe que de berline sport : le gros volant et son ratio d’assistance de 15,7:1 n’encouragent pas le conducteur à jouer au pilote de course. Sauf pour l’accélération en ligne droite, la stratégie de marketing de Hyundai, tentant à convaincre le public que la R-Spec est une berline sportive, est un peu exagérée.

Douce comme la soie
Conduire la Genesis, c’est comme conduire un nuage, quoique le roulement de la voiture ne flotte pas constamment comme les Buick et les Cadillac d’antan. La cabine est silencieuse comme un tombeau : les bruits de la route et du vent sont réduits au minimum, et les occupants peuvent converser entre eux en chuchotant.

La Genesis 3.8 traite ses passagers avec une sellerie de cuir riche qui semble sortir tout droit d’une Lexus. L’ensemble de l’instrumentation donne une sensation de solidité et de finition soignée, de l’écran d’informations du conducteur jusqu’aux boutons de la console centrale, en passant par l’écran ACL à haute résolution.

Le groupe technologie gâte également avec son régulateur de vitesse adaptatif, son siège du conducteur ventilé, ses sièges arrière chauffants, son volant chauffant, son pare-soleil de lunette arrière électrique, ses phares pivotants à décharge à haute intensité et sa chaîne audio ambiophonique 7.1 Lexicon avec 17 haut-parleurs.

Peu d’éléments stylistiques aident à distinguer la berline Genesis 2012 des versions précédentes. Les plus évidents sont les feux de jour à DEL intégrés aux blocs optiques, qui sont très jolis à observer dans l’obscurité. Le design des phares antibrouillard, des feux arrière et des jantes en alliage ont aussi été révisés.

Moins chère que la concurrence
La Hyundai Genesis 3.8 2012 a un prix de base de 39 999 $, et lorsqu’équipée du groupe technologie, elle coûte 49 499 $. En comparaison, une Mercedes-Benz E 350 4MATIC se détaille à partir de 67 000 $, alors qu’une Audi A6 3.0 TFSI Premium se vend à partir de 58 800 $. La Lexus GS 350 2013 dispose d’un prix agressif, toutefois, et à 53 800 $ incluant l’ensemble navigation, n’est pas trop loin de la Hyundai tout équipée.

Et maintenant, pour l’élément le plus important de la Genesis : l’absence d’un logo sur la grille de calandre. Vous savez, bien des gens achètent une voiture de luxe pour vanter le prestige d’un écusson. Eh bien, la Genesis n’en a pas. Elle représente tout ce que doit être une berline de luxe haut de gamme, mais sa plus grosse lacune constitue son héritage familial, ou l’absence de.

Voici l’affaire : si vous achetez une berline de luxe pour vous, peu importe ce que penseront les voisins, les amis ou la famille, la Genesis mérite un sérieux coup d’œil. Hyundai n’a plus rien à envier des autres manufacturiers.

Si la reconnaissance d’une marque et votre image sont vos priorités, alors ignorez la Genesis et ses vertus, et allez dépenser des milliers de dollars de plus sur une voiture équivalente.

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