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Essai Lincoln Nautilus 2019 : une évolution ou une révolution ?

Établissons d’abord un fait. Avec sa nouvelle appellation, le Lincoln Nautilus part gagnant. C’est tellement agréable de nos jours de pouvoir donner un nom à un véhicule plutôt qu’une simple dénomination alpha ou alphanumérique. C’est rafraîchissant et dans le cas du Nautilus, ce l’est doublement, car l’ancienne génération du modèle portait l’une de ces dénominations agaçantes, soit le MKX, cousin du Ford Edge.

En revanche, le Nautilus propose les mêmes dimensions extérieures que celles avancées par le MKX. Le volume de chargement est le même, tout comme la taille du réservoir d’essence. Idem pour le moteur V6 EcoBoost de 2,7 litres et ses 335 chevaux et 380 livres-pieds de couple. On retrouve aussi au menu un moteur 4-cylindres turbo de 2 litres qui propose 245 chevaux et 275 livres-pieds de couple. C’est le moulin V6 qui animait notre version à l’essai.

Alors, qu’est-ce qui en découle à propos de cet ex-MKX ? Voyons voir.

Fiche technique du Lincoln Nautilus 2019

Dehors le MKX, bienvenue Nautilus
Essentiellement, comme c’est le cas avec la Continental et le Navigator, ainsi que le Concept Aviator dévoilé récemment, le Nautilus fait partie de la renaissance de Lincoln. En plus de la nouvelle nomenclature, on a aussi droit à un style entièrement revu et clairement plus distinctif. Une attention particulière a aussi été portée à l’intérieur afin que celui-ci soit plus chic. En fait, avec de nouveaux éléments comme une grille, des phares, des roues (allant jusqu’à 20 pouces sur la version Reserve) et quelques détails stylistiques qui ajoutent du caractère, il devient difficile d’établir un lien entre le MKX et le Nautilus.

Photo : D.Heyman

À l’intérieur, la thématique est similaire alors que le Nautilus est béni par un des espaces les plus aérés et les plus luxueux de sa catégorie. Seuls quelques petits défauts flagrants l’empêchent de se mesurer à des produits comme les BMW X3 et X5 ou l’Acura RDX.

Oui…
D’abord, le positif. Le tableau de bord est épuré et bien aménagé. Il est entre autres habillé par l’immense écran du système multimédia qui propose le système SYNC 3 et les applications Apple CarPlay et Android Auto de série. Je ne dis pas cela souvent, mais le système maison de Lincoln est à ce point bien fait que je ne pense pas que la compatibilité avec les applis mentionnées est nécessaire. J’ai toujours trouvé que la convivialité de ces systèmes était leur gros avantage, mais ce n’est pas tout à fait le cas ici.

La plupart des acheteurs du Nautilus vont, de toute manière, y aller avec ce que le véhicule offre, mais Lincoln mérite des accolades pour ce qu’elle a réalisé ici. Et, question d’en ajouter, on retrouve aussi un écran de 12,3 pouces en lieu et place des cadrans traditionnels. Notre modèle d’essai profitait en plus du groupe Ultimate (5500 $) qui ajoute au modèle une chaîne audio Revel de 19 haut-parleurs, 6 de plus que la variante Reserve. C’est un système fantastique qui compte sur plusieurs réglages de son qui correspondent vraiment aux noms qu’ils portent ; Stéréo, Audience et Onstage. Bravo pour l’approche, la même qui sert aussi la berline Continental.

Photo : D.Heyman

En matière de confort, les sièges sont faits d’un cuir souple qui se marie bien avec les boiseries véritables et on retrouve quantité de détails rafraîchissants un peu partout. C’est le cas des surfaces de certains boutons qui offrent une rétroaction douce au toucher ou à l’emplacement du sélecteur de rapports, une série de boutons placés verticalement à la gauche de la console centrale. Cela libère de l’espace entre les passagers dans l’habitacle.

Et soulignons aussi la façon dont le lien se fait entre le tableau de bord et la console centrale ; c’est fait de manière méticuleuse. L’un des points saillants de la présentation. On retrouve même un espace pour le chargement sans fil des téléphones à cet endroit.

Mais…
Il est seulement dommage, conséquemment, qu’on retrouve aussi à cet endroit un des éléments les moins bien réalisés. En effet, sous l’écran, le plastique utilisé est peu attrayant et semble fragile aux égratignures ; une surface à surveiller et à protéger.

Photo : D.Heyman

Pour ce qui est de la position de conduite, qui est ajustable de 22 façons (vous avez bien lu), j’ai trouvé qu’elle laissait malgré tout à désirer. C’est attribuable selon moi à l’angle de la colonne de direction. Un peu comme à bord du Ford Edge, on retrouve un angle qui rend plus difficile sa manipulation.

J’ai le sentiment que c’est amplifié avec une personne présentant mon gabarit, soit de longues jambes qui forcent à reculer le siège. La fonction télescopique n’est pas suffisante pour permettre de rejoindre le volant facilement. Mon verdict n’est pas tombé encore, non plus, sur les boutons qui servent à activer la transmission. Oui, ils libèrent de l’espace, mais il y a un délai lors de leur activation. C’est suffisant pour mettre à l’épreuve sa patience, spécialement lors de virages en trois points.

La conduite
Une fois sur la route, le Nautilus ne déçoit pas, du moins en matière de puissance. Cette dernière, avancée grâce au turbo et l’abondance du couple, est distribuée avec souplesse. Pour ajouter à la stabilité, un système de vecteur de couple est en mesure d’envoyer de la puissance d’une roue à l’autre pour faciliter la traction en toute situation. La résultante est une expérience marquée par la douceur. Il faut pour ça remercier également les éléments suspenseurs qui réduisent la force d’impact au passage de nids de poule. Le profil abaissé du véhicule aide aussi à réduire le bruit et la traînée.

On ne retrouve pas de modes de conduite, mais il y a un bouton S sur la console. Ce dernier affûte les réglages de la suspension et rend le moteur plus nerveux. Il ne fait cependant aucun doute qu’on est en présence d’un VUS de luxe d’un fabricant qui trouve enfin ses repères après plus d’une décennie de déclin.

Notre véhicule profitait en plus d’un groupe d’assistance à la conduite (2500 $). Ce dernier ajoute à l’équipement le régulateur de vitesse adaptatif, de même que la réduction de la force de l’impact en cas de collision, une aide au freinage et à l’évitement d’obstacles. J’ai particulièrement aimé l’assistance au maintien de voie qui nous donne vraiment l’impression de suivre une ligne définie au centre de la voie plutôt que de faire des zigzags.

Photo : D.Heyman

Le Lincoln Nautilus est d’abord et avant tout un VUS de luxe. Il pourrait offrir plus de performance, mais ça semble être le terrain des constructeurs allemands. Pour moi, tout tourne autour de l’intérieur, tout en souplesse, et de la technologie. Et n’oublions pas la puissance, suffisante pour vous mener à bon port en toute confiance. La moyenne de consommation observée a été de 13,2 litres aux 100 kilomètres.

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