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Premier essai du Mazda CX-30 2020 : l’entre-deux parfait ?

On fait un premier essai du Mazda CX-30 2020, nouveau VUS à taille demi-point du manufacturier japonais

San Diego, Californie – Un constructeur automobile se doit d’être présent dans les segments importants de l’industrie. Il doit s’adapter aux tendances et, depuis quelques années, la mode est aux VUS… beaucoup de VUS ! La segmentation est même devenue nécessaire pour s’assurer que chaque consommateur y trouve son compte. 

Prenez Mazda par exemple; la division nipponne a pourtant regarni sa gamme de véhicules utilitaires au fil des dernières années avec le petit CX-3, le populaire CX-5 et le plus logeable CX-9. 

Avec ces trois gabarits distincts, on aurait pu croire à un potentiel retour du CX-7 – un modèle abandonné par Mazda il y a quelques années qui aurait très bien pu rivaliser avec les Ford Edge et Honda Passport de ce monde – pour compléter l’offre utilitaire de la marque, mais c’est plus bas dans la hiérarchie que les stratèges de la marque ont trouvé une brèche entre le diminutif CX-3 et le compact CX-5. Logiquement, un CX-4 était de mise, mais cette appellation existe déjà ailleurs sur le marché chinois et Mazda n’a aucune intention d’inclure ce modèle à sa gamme de véhicules nord-américains.

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Photo : V.Aubé

Mazda a donc créé de toutes pièces le « juste milieu » entre le CX-3 et le CX-5 : le CX-30 2020. Apparemment, le constructeur a découvert que l’une des principales raisons qui poussaient les clients à ignorer le CX-3 était justement sa taille et surtout son espace cargo trop limité. Voilà d’ailleurs la raison d’être du CX-30, un autre multisegment sous-compact qui se rapproche davantage du Nissan Qashqai et du Subaru Crosstrek au niveau des dimensions extérieures que des plus petits de la catégorie. 

Mazda Canada avait donc convié quelques membres de la presse automobile dans le sud de la Californie à découvrir sa plus récente addition attendue au milieu du mois de janvier au pays. 

Le langage KODO et une belle gueule
Le nouveau venu fait partie de la deuxième phase du design KODO, au même titre que la plus récente génération de la Mazda3 qui impressionne beaucoup par sa silhouette très élégante depuis son arrivée en 2019. Le Mazda CX-30 2020 reprend donc sans surprise quelques éléments de style de la compacte, mais avec une approche plus utilitaire. 

Photo : V.Aubé

En fait, le bouclier de la livrée GT (la seule présente à ce lancement) ressemble à étrangement à celui d’un CX-5 Signature avec le grillage exclusif, la finition chromée à la base de celle-ci et les antibrouillards ultraminces. Honnêtement, j’ai fait l’exercice avec les deux VUS côte à côte et les distinctions entre les deux modèles sont minimes. 

De profil, le CX-30 ne reprend pas le large pilier C de la Mazda3 Sport grâce à une fenestration plus vaste – et c’est une excellente nouvelle pour la visibilité si vous voulez mon avis –, tandis que les bas de caisse en plastique noir sont franchement plus imposants que ceux implantés sur le CX-5 actuel, ce qui donne l’impression de regarder un véhicule plus long que large. 

C’est à l’arrière que le CX-30 s’apparente le plus à la Mazda3 Sport avec des feux de position très minces et un hayon bombé au possible. Campé sur des jantes de 18 pouces, le Mazda CX-30 2020 s’amène sur le marché avec une belle prestance, il faut l’avouer. Il faudra attendre encore un peu pour voir si la livrée GX (la moins dispendieuse) sera aussi séduisante avec des jantes de 16 pouces, le modèle qui brillait par son absence à ce lancement nord-américain.

Photo : V.Aubé

Beaucoup plus accueillant l’habitacle?
Parlant de séduction, l’habitacle du CX-30 impressionne pour un véhicule dont le prix de départ est fixé à 23 950 $. Au risque de me répéter, les CX-30 que nous avons essayé portaient tous l’écusson GT, ce qui ajoute environ 10 000 $ à la facture. 

Bien entendu, la sellerie de cuir et le similicuir appliqué à la planche de bord ajoutent d’emblée de la couleur à l’intérieur du véhicule. Le toit panoramique s’occupe quant à lui d’illuminer l’espace réservé aux passagers, un espace un peu plus accueillant que dans le CX-3, il faut le dire. 

À l’image de la Mazda3, la planche de bord du CX-30 regroupe les principales commandes autour de celui ou celle qui tient le volant. Les buses de ventilation fondues à même la jauge d’instrumentation sont superbes, tout comme l’écran du système de divertissement qui n’est pas tactile, le constructeur qui privilégie son maniement via une molette logée non loin du levier de vitesses. Autour de celle-ci, quatre touches facilitent la navigation également. À cet endroit, on retrouve également l’autre bouton circulaire qui s’occupe du volume de la chaîne audio, mais aussi de changer les postes de la radio notamment. 

Photo : V.Aubé

Au centre de la planche de bord, les commandes de la climatisation sont regroupées dans un rectangle compact. Le volant renferme également plusieurs commandes pour que le conducteur ne lâche pas ce dernier pendant qu’il conduit. Franchement, les designers de la marque se sont surpassés ici, la découpe du tableau de bord qui donne l’impression d’être assis à bord d’un véhicule plus cossu. 

Si l’espace à la première rangée est dans la moyenne du segment, à l’arrière, c’est plus serré. Toutefois, il s’agit d’un pas dans la bonne direction quand on pense aux contorsions qu’il faut faire pour se glisser à la deuxième rangée du CX-3. Qui plus est, à cause d’une assise assez droite, les passagers arrière n’ont pas les genoux plantés dans le dossier des sièges avant. Finalement, le coffre offre lui aussi plus de litres que dans le CX-3, mais moins que dans le CX-5. En fait, à l’ouverture de ce dernier, on a presque l’impression que ces panneaux de part et d’autre ont été ajoutés pour ne pas nuire aux chiffres du CX-5. 

Photo : V.Aubé

Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, Mazda n’avait pas encore divulgué le volume exact de son nouvel utilitaire. Une petite recherche utilisant ma méthode super-secrète (le web) a d’ailleurs permis de découvrir que le modèle européen était doté d’un espace de chargement de 430 litres sous le panneau pour dissimuler les bagages, tandis que le volume divulgué par Mazda États-Unis parlait plutôt de 572 litres. Peu importe les chiffres officiels ou non, le volume est plus petit que dans le CX-5 et plus grand que dans le CX-3. 

Des mécaniques connues et un agrément de conduite signé Mazda
Il n’y aucune surprise sous le capot du CX-30. Le véhicule vient d’office (modèle GX seulement) avec le 4-cylindres SkyActiv-G de 2,0-litres de cylindrée bon pour 155 chevaux et 150 lb-pi de couple. L’autre option, réservée aux GS et GT, fait plutôt appel au bloc de 2,5-litres qui rehausse la puissance à 186 chevaux et 186 lb-pi de couple. Dans le cas du modèle GT, le moteur peut désactiver deux cylindres pour réduire la consommation. 

Photo : V.Aubé

Les deux mécaniques sont accouplées à l’unique boîte de vitesses disponible, une automatique à six rapports avec possibilité de changer soi-même les rapports via les palettes ou le levier. Comme c’est la tendance dans le créneau des petits utilitaires, le CX-30 peut être livré avec deux ou quatre roues motrices, le rouage intégral i-Activ qui s’est démarqué par son efficacité depuis son arrivée sur le marché il y a quelques saisons déjà. 

Notre périple californien a mis en lumière l’agilité du CX-30 2020 grâce à une direction précise et pas trop lourde. Malgré la garde au sol supérieure, le CX-30 avale les courbes comme une voiture compacte… ou une Mazda3 si vous préférez! 

La rigidité du châssis rassure, mais garantit également un habitacle sans bruit de caisse ou de craquements irréguliers. La suspension est également bien calibrée pour absorber les irrégularités du bitume, un commentaire qui s’applique au système de freinage qui pourrait être un peu plus mordant, je dois l’avouer. 

Photo : V.Aubé

La boîte automatique travaille bien avec le « gros » moteur, mais à ma grande surprise, la combinaison mécanique ne dynamise pas plus qu’il n’en faut le CX-30. En théorie, le poids économisé par rapport au CX-5 aurait dû donner des ailes au CX-30, mais il n’en est rien. Pour avoir droit à toute la sauce, il faut placer le véhicule en mode Sport. Néanmoins, le CX-30 vient de rehausser la barre au sein de la catégorie, au chapitre de l’agrément de conduite surtout!

Le mot de la fin
Cette insertion « entre-deux » paraissait un peu exagérée au dévoilement mondial, mais en vérité, Mazda vient de donner un grand coup à cette catégorie de plus en plus peuplée. Non seulement le CX-30 est logeable, amusant à conduire et très bien ficelé, il constitue le format idéal pour plusieurs petites familles. En théorie, l’arrivée du CX-30 devrait chasser le CX-3 de l’équation d’ici quelques saisons, tandis qu’il faut s’attendre à un CX-5 gonflé lors de la prochaine refonte… à moins que ce soit un CX-50, qui sait?

 

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Photo : V.Aubé
Photo : V.Aubé
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