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McLaren 570S 2016 : essai routier

McLaren 570S 2016 : essai routier

Comme un gentilhomme anglais Par ,

C’est un très bon moment pour être riche. Vous savez, le 1 % supérieur de la population vit lui aussi les problèmes et les ennuis du premier monde…

Jamais je n’ai autant rêvé d’être plein aux as que maintenant. C’est parce que je viens tout juste d’essayer une supervoiture qui m’a fait plus d’effet que toutes les autres avant elle. 

Je connaissais peu McLaren. J’avais des attentes, bien sûr, mais je ne savais pas si elle se rapprochait davantage de Lamborghini ou d’Aston Martin. Mon essai routier de la McLaren 570S 2016 m’a fait tomber en amour. Non pas parce qu’elle vaut une fortune, qu’elle est ultra rapide et qu’elle m’a permis de faire tourner bien des têtes, mais plutôt parce qu’elle a de bonnes manières, un beau look et des talents incroyables.

La McLaren 570S apporte une bouffée d’air frais dans un segment de marché hyper compétitif où chaque marque tente désespérément de faire mieux que les autres. Elle n’a pas le plus gros aileron, les plus grosses roues, le moteur le plus puissant ni l’échappement le plus bruyant. Par contre, elle déborde de charisme et séduit nos sens très rapidement.  

Une tenue à ravir
Contrairement à certains bolides sport européens, en particulier italiens, la 570S revêt un chic habit sur mesure digne de Savile Row. Sa silhouette tout en courbes se veut élégante et puissante à la fois. Les designers n’ont pas senti le besoin d’incorporer des prises d’air gigantesques, des ailerons hauts de 2 étages et des ailes de roues aussi larges que celles d’un char d’assaut. Toute la voiture se présente dans un format compact et efficacement conçu. 

Elle est aussi royalement sexy, cette McLaren 570S! On pourrait même dire qu’elle porte une petite robe qui en laisse juste assez pour l’imagination ― pas comme ces bikinis qui dévoilent tout.

Habit ou robe? Je devrais bien me décider… Bon, voyons ça ainsi : si vous aimez les hommes, optez pour l’habit; si vous préférez les femmes comme moi, imaginez la robe que portait Audrey Hepburn aux Oscars de 1954. 

La beauté du design extérieur de cette voiture, c’est que chaque élément trouve sa raison d’être, allant des prises d’air latérales aux montants de toit arrière en arc-boutant qui dirigent de l’air vers le discret aileron intégré. 

Belle à l’intérieur aussi…
L’habitacle de la McLaren 570S 2016 suit la même thématique. En général, le décor se veut très épuré, mais je vous assure qu’il est aussi extrêmement fonctionnel.

L’écran tactile de 7 pouces présente des menus simples à comprendre et à naviguer, notamment pour la climatisation et la chaîne audio Bowers & Wilkins à 12 haut-parleurs. Quelques-uns des réglages nécessitent un peu plus d’attention, mais je m’y suis habitué en un rien de temps. 

Les sièges sport en option et la position de conduite s’avèrent fantastiques. Seul bémol : l’espace pour les pieds n’est pas très généreux, de sorte que ceux qui pratiquent la technique du freinage avec le pied gauche auront un peu plus de difficulté. 

La sensation qu’on ressent au volant d’une voiture à moteur central (placé entre le cockpit et l’essieu arrière) est unique et formidable. Le poste de pilotage de la McLaren 570S est magnifiquement aménagé et convivial tout en gardant un cachet très exotique.

Par les pouvoirs de Woking!
Démarrer le V8 biturbo de 3,8 litres assorti de l’échappement sport optionnel est tout un événement. Contrairement à la plupart des bolides de ce type, l’échappement sport de la 570S est toujours en fonction; impossible de le désactiver. Les ingénieurs de McLaren ont pensé à tout, ayant réglé le son pour qu’il se fasse toujours bien entendre, mais sans trop déranger. 

Le bruit et les vibrations pénètrent dans l’habitacle au démarrage et c’est à ce moment que les poils se dressent sur nos bras ― en supposant que l’ouverture des portières en élytre n’ait pas réussi à le faire. Pour une machine aussi sophistiquée et complexe, décoller est un processus étonnamment simple : il suffit d’appuyer sur le bouton « D ». À partir de là, 562 chevaux et 443 livres-pied de couple se trouvent à notre disposition. 

Avant de commencer à vous amuser avec la boîte à double embrayage SSG (Seamless Shift Gearbox) à 7 rapports, je vous invite fortement à prendre le temps de la conduire en mode normal et de l’écouter. 

C’est ce que j’ai fait pendant quelques moments, mais vous me connaissez, ça n’a pas duré longtemps. Mon index s’est vite mis à appuyer sur le petit bouton « ACTIVE », qui permet de céder une bonne partie du contrôle de la voiture au conducteur en déverrouillant les réglages du châssis et du groupe motopropulseur.

D’abord, il y a le mode manuel, qui est un incontournable ici. Ensuite, comme avec la majorité des voitures sport, il est préférable de laisser la suspension en mode normal ou confort quand on roule en ville et sur plusieurs autoroutes. La combinaison qui me satisfait le plus est le châssis réglé en « N » et le groupe motopropulseur en « S ».

Peu importe le mode, la McLaren 570S n’a aucunement l’intention de foutre la trouille à ses occupants. Au contraire, elle fait preuve d’une grande courtoisie. Sa puissance se déchaîne sans le moindre drame ni gaspillage. 

Alors que la Lamborghini Huracán, en pleine accélération, nous fait comprendre qu’elle travaille fort pour dompter la puissance (son différentiel et ses pneus subissent une torture réelle), cette Anglaise raffinée s’assure que le seul résultat d’une pédale d’accélérateur enfoncée jusqu’au plancher est une poussée digne d’une navette spatiale.

Elle raffole des virages
Dire que la McLaren 570S se manie bien et colle à la route est comme affirmer que la crème glacée est froide et sucrée. Sa suspension à doubles leviers triangulaires avec amortisseurs adaptatifs aux 4 coins fait tellement du bon boulot qu’on a vraiment l’impression de rouler sur des rails. En mode normal, on peut même presque qualifier le roulement de confortable.

Encore une fois, peu importe le mode, la 570S offre plus d’adhérence qu’il est physiquement possible d’exploiter sur les voies publiques; seule une piste de course permet de tester ses limites. Sur une route, les virages secs n’ont même pas l’air de l’ébranler. Plus on fonce, plus on la sent à l’aise et solide. 

La direction obéit instantanément à nos ordres, mais pas au point où notre tête va cogner la vitre. Dans l’ensemble, la conduite de la McLaren 570S n’impose aucun fardeau et ne requiert pas 274 % de notre attention comme celle de bien d’autres supervoitures. C’est très rafraîchissant et gratifiant.

Cette superbe maniabilité est une bonne chose, parce qu’on doit parfois éviter d’autres usagers de la route qui empiètent accidentellement sur notre voie pour admirer ou prendre des photos de la 570S avec leur téléphone. N’oublions pas les nombreux idiots qui veulent nous prendre en duel…

McLaren est ici pour rester et prospérer
Croyez-le ou non, McLaren a une version encore plus huppée dans sa gamme : la 570GT. Celle-ci se veut plus pratique grâce à son hayon vitré et aussi plus confortable. La McLaren 570S 2016 sert de porte d’entrée à la marque britannique, du moins jusqu’à l’arrivée prochaine de la 540S. 

Un gentilhomme est quelqu’un d’amical, de bienveillant et de respectueux. Ces qualités se retrouvent toutes sans la 570S, la compagnie en général et ses représentants de McLaren Montréal. Ferrari et Aston Martin n’ont qu’à bien se tenir, car McLaren est ici pour rester et je pense qu’elle fera perdre du lustre aux voitures italiennes en rouge.

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Photos :M.St-Pierre
Photos de la McLaren 570s 2016