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McLaren 650S Spider 2015 : premières impressions

McLaren 650S Spider 2015 : premières impressions

La voiture parfaite pour des routes parfaites Par ,

La route qui traverse le parc Forks of the Credit à Caledon, dans le sud de l'Ontario, est de loin l'une des plus belles à conduire dans toute la province. Longue de 5 kilomètres, elle offre des montées, des descentes, de courtes lignes droites et des virages en dévers au milieu d'un paysage spectaculaire. C'est un rêve pour les passionnés de conduite, surtout lorsqu'on a la chance de piloter un bolide puissant et mordant à souhait.

Puisque la route en croise une autre appelée McLaren, quoi de mieux que la nouvelle McLaren 650S Spider 2015 pour rendre l'expérience spéciale?

Qu'est-ce que la McLaren 650S Spider?
Il s'agit d'une supervoiture biplace à toit rigide rétractable, dérivée de la MP4-12C lancée il y a environ 3 ans. Pour les amateurs du genre, elle possède tous les ingrédients requis, dont une monocoque en fibre de carbone ultra rigide et 3 modes qui permettent d'ajuster la voiture en fonction de notre style de conduite.

Un V8 biturbo de 3,8 L, qui développe 641 chevaux à 7 250 tours/minute et 500 livres-pied de couple à 6 000 tours/minute, entraîne les roues arrière via une boîte à double embrayage qui compte 7 rapports.

Hormis le gain de puissance, ces spécifications sont identiques à celles de la MP4-12C que j'ai testée il y a 2 ans. La McLaren 650S 2015 se démarque à quelques niveaux, tantôt de manière tranchée, tantôt de manière plus subtile.

La 650S Spider est-elle meilleure?
Une différence frappante, c'est le design de la partie avant. Inspirée de la McLaren P1, la 650S paraît beaucoup plus menaçante que la MP4-12C. Pour le reste, on dirait presque des jumelles.

À l'intérieur, même chose. Les changements sont difficiles à noter, mais vous apprécierez certainement les pochettes de rangement supplémentaires ainsi que la caméra de recul en option (bien que l'écran sur le tableau de bord soit petit).

La conduire, c'est tomber en amour
Comme il faisait beau soleil, j'ai vite appuyé sur le bouton pour que le toit rigide disparaisse. En passant, toute l'opération ne prend que 17 secondes et peut être exécutée à une vitesse ne dépassant pas 30 km/h. En roulant à vive allure avec le toit baissé, la turbulence du vent se faisait un peu trop sentir à mon goût, mais c'était quand même tolérable.

Sur l'autoroute, j'ai trouvé la McLaren 650S Spider 2015 réellement confortable, surtout avec l'ensemble des réglages en mode Normal. Le comportement de la voiture change substantiellement quand on active le mode Sport et radicalement quand on tombe en mode Piste. J'ai préféré utiliser ce dernier étant donné qu'il rend l'échappement plus bruyant, qu'il accroît la sensibilité de l'accélérateur et qu'il désamorce le système antipatinage.

Heureusement pour moi, presque personne n'empruntait la route du parc Forks of the Credit cette journée-là, ce qui m'a permis d'écraser l'accélérateur au plancher durant de brefs moments. Voilà le terrain de jeu de prédilection de la McLaren 650S Spider 2015. Elle semblait s'en donner à cœur joie pendant que je me régalais du son et de la puissance du V8 biturbo, que je testais l'adhérence des pneus Pirelli P-Zero Corsa (235/35R19 à l'avant; 305/30R20 à l'arrière) et que je mettais à rude épreuve les freins en carbone-céramique. Ces derniers démontrent une force de freinage incroyable, mais ils fonctionnent un peu comme un interrupteur, alors un dosage précis est nécessaire.

Dans les virages les plus serrés, je n'ai senti à peu près aucun roulis de caisse. McLaren a choisi de ne pas installer de barres stabilisatrices et plutôt de miser sur une suspension hydraulique « interreliée » qui s'adapte aux conditions routières, à l'angle de la direction et à la vitesse de la voiture. Tout fonctionne à l'unisson et contribue à nous donner l'impression d'être un véritable as du volant.

Plus qu'une supervoiture
Je pourrais en dire long sur les qualités et la performance de la McLaren 650S Spider 2015 (0 à 100 km/h en 3 secondes, vitesse de pointe de 333 km/h, son qui fait dresser le poil sur tout le corps, etc.), mais j'ai une limite de mots à respecter et je m'en approche drôlement.

Si vous avez les moyens d'acheter une supervoiture, vous devez absolument essayer celle-ci. En version coupé, elle débute à 287 000 $, tandis que la Spider s'affiche à partir de 305 500 $ (mon exemplaire très bien équipé valait 383 000 $).

Des reproches? Un seul : j'ai dû rendre la voiture à la fin de la journée!
 

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