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Mercedes-AMG SLC 43 2017 : essai routier

Mercedes-AMG SLC 43 2017 : essai routier

La bonne combinaison Par ,

Mercedes-Benz a vraiment le don de faire travailler notre cerveau en changeant toujours le nom de ses différents véhicules ainsi que la structure de sa gamme. Par exemple, la C 63 est-elle une Mercedes-AMG C 63 ou une Mercedes-Benz C 63 AMG? (Réponse : le premier nom est le bon.) Le GLE est-il un coupé à 4 portes ou un VUS à 5 portes? (Il existe maintenant un modèle de chaque).

En ce qui concerne la Mercedes-AMG SLC 43 2017, elle n’est peut-être pas l’œuvre d’un seul et même technicien comme les modèles AMG à moteur V8 ou V12, mais elle se classe quand même sous la bannière « Mercedes-AMG » parce qu’elle utilise des pièces conçues par AMG. La version de base SLC 300, en revanche, n’est qu’une « Mercedes-Benz ». Ça porte à confusion, bien sûr, mais l’important à retenir est qu’il s’agit de la nouvelle édition du cabriolet biplace à toit rigide rétractable qui est né en 1996 sous l’appellation « SLK ».

Au-delà du nom…
Le principal élément qui nous fait parler d’une voiture AMG est le V6 biturbo de 3,0 litres sous le capot. Celui-ci développe 362 chevaux et 384 livres-pied de couple, ce qui permet d’accélérer de 0 à 100 km/h en seulement 4,7 secondes avant d’atteindre une vitesse de pointe limitée électroniquement à 250 km/h. C’est beaucoup de puissance pour une si petite et basse voiture (son empreinte est moins grande que celle de la Nissan Micra). Certes, on n’a plus droit au V8 de l’ancienne SLK 55, mais le nouveau moteur, bien qu’un peu moins puissant, est plus léger, plus écoénergétique et quand même drôlement amusant à exploiter.

Le son d’échappement, par exemple, remplit nos oreilles pas mal plus qu’on s’y attend. Les 2 sorties à l’arrière se mettent à crépiter joliment quand on relâche l’accélérateur ou quand la boîte automatique 9G-Tronic change de rapport—soit par elle-même ou manuellement via les palettes au volant. Ces dernières trouvent bien leur raison d’être ici, surtout quand on choisit le mode Sport ou Sport+ (il y aussi les modes ECO, Confort et Individuel), car les changements de rapport se font vraiment très rapidement. J’aurais juste aimé que les palettes soient un peu plus lourdes à manipuler. Ça reste quand même une bonne alternative à une boîte manuelle (abandonnée depuis 2016).

Personnellement, dans l’éternel débat entre Mercedes et BMW, j’ai toujours considéré que les roadsters bavarois avaient l’avantage en termes de tenue de route et que ceux à l’étoile d’argent dominaient côté luxe. Or, c’est la performance et non le luxe qui me ferait dépenser 70 900 $ pour un bolide comme celui-ci.

Bonne nouvelle : la Mercedes-AMG SLC 43 2017 renverse la vapeur. C’est certain qu’elle possède un excellent moteur turbo, mais ce qui m’impressionne surtout, c’est son comportement routier. Vous savez, malgré la supériorité historique des BMW, les cabriolets SLK/SLC ont toujours été pas mal habiles eux aussi. Ils donneraient même du fil à retordre aux Miata et Mustang de ce monde sur un circuit. Ajoutez le fait que Mercedes a raffermi la suspension et vous obtenez une voiture capable de bien se débrouiller entre les mains d’un conducteur moyen, voire plus expérimenté que la moyenne. La SLC 43 est vraiment une partenaire de danse fantastique.

Je ne m’attendais toutefois pas à ce qu’elle se comporte aussi bien en ville, dans des conditions plus civilisées.

L’empattement court, les grosses roues et les pneus à profil bas devraient normalement se traduire par un roulement très dur, mais ce n’est pas le cas. La SLC 43, faut-il préciser, partage son châssis avec la berline de Classe C, ce qui donnait aux ingénieurs une solide base pour travailler. Pas besoin de renforcer le plancher ou la cloison arrière. Bien que l’empattement court entraîne un certain sautillement quand on roule sur des bosses à répétition, la structure ne tremble pas et ne tangue pas. Les différentes manœuvres se font avec étonnamment de douceur et de grâce. Chapeau, Mercedes! 

Un intérieur luxueux
Naturellement, la Mercedes-AMG SLC 43 2017 n’a pas négligé l’aspect du luxe. La première chose qui retient l’attention à bord, c’est la combinaison du rouge et du noir (1 500 $), suivie du gigantesque panneau en fibre de carbone (2 500 $) qui recouvre tout le tunnel de transmission et le bloc central, sans parler du contour des poignées de portes. Quand on regarde le choix des matériaux, il ne fait aucun doute que cette voiture a un penchant pour la performance.

Le luxe se voit également dans l’argent brossé qui orne les molettes de climatisation, les bras du volant, le contour du levier de vitesses et les bouches de ventilation. La beauté du décor réside dans le fait que toutes ces garnitures et tous ces éléments de design ne viennent pas trop taper l’œil des occupants. Par ailleurs, un ensemble d’options Haut de gamme (5 600 $) ajoute une chaîne audio Harman Kardon, la radio satellite Sirius, une caméra de recul, un toit vario panoramique et bien plus.

Avec le toit rétractable en place, la SLC 43 adopte bel et bien la personnalité d’un coupé. L’habitacle est serré, je l’avoue, mais aussi silencieux. Cette capote rigide s’intègre magnifiquement à la silhouette du roadster et n’a pas l’air d’un ajout de dernière minute. Elle se range soigneusement et en vitesse (15 secondes) dans le coffre, au détriment de la capacité de chargement. J’aurais cependant aimé ne pas devoir manipuler un second interrupteur pour actionner les vitres latérales; il me semble qu’un seul bouton pour toute l’opération serait préférable.

Grâce au fameux toit vario panoramique, comme l’appelle Mercedes, on garde constamment une vue sur le ciel au-dessus de notre tête. Le verre est traité pour absorber un certain niveau de luminosité; avec le système Magic Sky Control, c’est encore mieux : on peut changer manuellement le degré de teinte de la vitre — génial.

N’oublions pas cette autre merveille baptisée « Airscarf », qui fait également partie de l’ensemble Haut de gamme. Une bouche de ventilation à la base des appuie-têtes souffle de l’air chaud (3 intensités possibles) dans notre cou et, même si on le sent moins quand on porte un gros collet de chemise ou encore qu’on est d’une grandeur supérieure à la moyenne, c’est une commodité fort intéressante qui rend la vie à bord de la SLC 43 d’autant plus agréable.

Je ne raffole pas autant de l’écran d’infodivertissement, par contre. Les menus sont la plupart du temps d’une seule couleur et manquent d’intérêt. Souvent, on n’est même pas certain du choix qu’on fait à l’aide des commandes au volant. De plus, sa mauvaise intégration avec le reste du tableau de bord fait toujours sourciller. 

Cela dit, j’adore l’interface du mode de conduite qui nous permet de varier les réglages des amortisseurs, de la boîte de vitesses et de l’accélérateur. Son infographie est belle et digne d’une telle voiture de luxe.

Une amélioration
La Mercedes-AMG SLC 43 2017 a suffisamment de puissance pour épater la galerie, son châssis est bien au point et son habitacle fait majoritairement honneur à la marque. Quand on tient compte en plus de l’ingénieux toit rigide rétractable qui assure une parfaite transition entre cabriolet et coupé, on réalise que la nouvelle version du roadster de Mercedes peut laisser la BMW Z4 dans son rétroviseur et se concentrer sur la Porsche 718 Boxster devant elle.

 

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Photos :D.Heyman
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