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Nissan GT-R 2017 : essai routier

Nissan GT-R 2017 : essai routier

Nissan GT-R : le tour de force nippon révisé pour 2017 Par ,

La Nissan GT-R fait rêver les gens de ma génération depuis son retour au sein de l’alignement du constructeur en 1989. À l’époque, la GT-R trônait au sommet de la gamme Skyline. Les 3 générations commercialisées depuis cette date (R32 1989-1994, R33 1995-1998 et R34 1999-2002) n’ont jamais été offertes en Amérique du Nord, ce qui n’a fait qu’amplifier l’étendue du mythe de la « Corvette japonaise ».

Réintroduite au Salon de Tokyo en 2005 en tant qu’étude conceptuelle, la Nissan GT-R – désormais séparée des modèles Skyline – allait enfin pouvoir être commercialisée à l’échelle planétaire et poursuivre cette belle histoire d’amour avec les amateurs de performance… au grand dam des autres constructeurs de performance!

Enfin un premier contact
Malgré tous mes efforts déployés auprès de Nissan Canada, je n’ai jamais pu mettre la main sur la GT-R R35, une sportive somme toute assez rare sur nos routes. Mon seul point de référence avec le célèbre écusson a eu lieu au même moment où la nouvelle GT-R faisait son entrée au pays. Un collègue journaliste, Alex Crépault pour ne pas le nommer, m’avait soigneusement confié sa précieuse possession, une Skyline GT-R 1989,  l’instant d’une fin de semaine. L’exemplaire essayé à l’époque était différent à quelques niveaux (mécanique 6-en-ligne, conduite à droite, boîte manuelle, etc.), mais l’essence du modèle était déjà présente.

Lorsque le courriel est entré dans ma boîte de réception confirmant ma présence derrière le volant de la supervoiture japonaise, mon niveau d’excitation était bien entendu assez élevé. J’allais enfin pouvoir découvrir ce dont est capable la Nissan GT-R 2017, la voiture ayant été fortement retravaillée pour l’année qui vient. 

La robe extérieure remodelée 
Les mordus savent très bien que la GT-R est fidèle au modèle apparu à la fin de la décennie précédente. Après tout, la silhouette n’a pas vraiment changé, le pilier A noirci donnant à ce coupé l’impression qu’il est équipé d’une fenestration enveloppante. À l’arrière, l’aileron fonctionnel trône toujours au bout du coffre, tandis que les arches de roues sont encore remplies par d’énormes jantes de 20 pouces de diamètre. 

Toutefois, le département de design a trouvé le moyen de différencier le modèle suffisamment pour 2017, le bouclier avant étant redessiné grâce à cette nouvelle calandre aérodynamique en forme de « V », celle-ci ayant pour fonction d’acheminer un maximum d’air frais au compartiment moteur. Les phares ont également fait l’objet d’un léger coup de crayon, un commentaire qui s’applique aussi au capot révisé pour l’occasion, ce dernier ayant été raffermi pour réduire le phénomène de déformation à haute vitesse. 

Les ingénieurs ont aussi modifié le déflecteur à l’avant ainsi que les bas de caisse sur les flancs de manière à réduire la quantité d’air redirigée sous la voiture, ce qui améliore la stabilité… en conduite soutenue évidemment! La signature visuelle la plus emblématique de la Nissan GT-R se trouve à l’arrière, les 4 feux de position arrondis. Le diffuseur, quant à lui, est toujours en place entre ces immenses tuyaux d’échappement en titane, tandis que de part et d’autre, les bas de caisse arrière renferment désormais des bouches d’air latérales. Le parechoc arrière est lui aussi nouveau pour 2017, ce dernier reprenant le design imposé à la version NISMO du modèle. 

Et comme c’est la coutume lors d’une révision de ce type, le design des jantes Rays de 20 pouces a été modifié et la voiture peut dorénavant être commandée avec cette teinte extérieure : Blaze poudre métallisé.

Un habitacle plus riche
C’est une fois à l’intérieur que l’expérience GT-R débute vraiment. Pour l’occasion, Nissan n’a pas tout chambardé, les changements apportés à la planche de bord n’étant pas trop dépaysants. Contrairement aux premiers exemplaires du modèle qui réutilisaient des commandes aperçues sur des véhicules bas de gamme de la marque, la livrée 2017 corrige cet aspect avec des matériaux de plus belle facture.

La planche de bord a changé quelque peu, celle-ci étant même recouverte d’un cuir Nappa agréable au toucher, l’écran du système de divertissement étant implanté par-dessus les buses de ventilation centrales. Le nombre de commandes a diminué, passant de 27 à 11, tandis que la fibre de carbone qui enveloppe la console centrale s’occupe de rappeler aux passagers qu’il ne s’agit pas d’une Nissan conventionnelle. Comme c’est le cas depuis son retour, la GT-R propose une colonne de direction fixée au bloc d’instrumentation qui suit l’axe désiré par le conducteur. Ce détail permet non seulement de garder un œil sur les informations spécifiques au véhicule, mais également de surveiller sa vitesse de croisière, la GT-R étant une imprimante à contraventions. 

La voiture prêtée pour cet essai n’avait que 2 options, la 1re étant la coloration extérieure (1000 $) et la 2e ajoutant le cuir cousu à la main (4000 $). La plus dispendieuse des Nissan a beau proposer 2 places supplémentaires à l’arrière, sachez que l’espace derrière est ridicule : seuls des enfants pourront y prendre place. Croyez-moi sur parole, je l’ai essayé!

Au volant
La livrée 2017 a également évolué sur le plan de la mécanique. Le fameux moteur V6 biturbo assemblé à la main est toujours en place, mais ce dernier a gagné 20 chevaux-vapeur par l’augmentation de la pression de suralimentation ainsi qu’un système de contrôle de la séquence d’allumage. Nissan affirme que les accélérations sont plus franches à partir des 3200 tr/min, le couple étant lui aussi disponible sur une plus grande plage de puissance. La boîte de transmission à double embrayage, boulonnée à l’arrière, compte 6 rapports et autorise les changements des rapports via les nouvelles palettes fixées au volant. Les ingénieurs de la marque ont également travaillé à rendre cette boîte plus civilisée pour les situations moins pressantes. Grâce aux nouveaux ajustements, les passages de rapports sont plus doux. 

Une Nissan GT-R peut-elle être pilotée au quotidien? 
La réponse est oui. D’emblée, le rouage intégral ATTESA E-TS est un gage de sécurité additionnelle lorsque l’adhérence sur le bitume est réduite. Ce système transmet toute la puissance à l’essieu arrière en conduite normale, mais peut distribuer équitablement celle-ci entre les 4 roues motrices à l’instant même qu’il juge nécessaire une intervention en ce sens. 

Sans surprise et malgré les ajustements pour rendre la voiture plus conviviale, la Nissan GT-R est une bête à dompter en quelques épisodes. Au démarrage, on reconnaît le caractère exotique de la GT-R, la sonorité n’étant peut-être pas aussi gutturale que la silhouette ne le laisse croire, mais quand même, nous sommes bien loin d’une berline Altima si vous voyez ce que je veux dire! 

En plaçant les 3 leviers en mode « Comfort », la voiture demeure relativement facile à conduire en milieu urbain, les réactions de la mécanique étant plus contrôlées. Toutefois, en plaçant ceux-ci en mode « R », la voiture aiguise ses performances, le système d’échappement étant plus expressif, la transmission autorisant des changements de rapports plus brusques, tandis que le souffle du 6-cylindres turbocompressé semble infini. Rarement ai-je pu conduire une voiture aussi explosive. Même avec les dispositifs de sécurité activés, la voiture danse quelque peu lors des départs canon. Mon essai a été majoritairement effectué sur une route détrempée et fraîche. Une température plus chaude aurait permis aux pneus Dunlop de coller plus adéquatement au bitume. À ce sujet, nos autoroutes usées par le temps rendent la tenue de cap un peu plus difficile avec ces pneus de performance, les corrections au volant étant souvent nécessaires. 

Conclusion
Ma première expérience derrière le volant de la GT-R moderne aura été un succès, malgré les conditions moins favorables. Je me dois de retourner dans le passé et de comparer la plus récente génération avec la GT-R R32 essayée il y a presque 10 ans de cela. 

Plus puissante, plus stable et plus « informatisée » que son ancêtre, la Nissan GT-R 2017 donne presque l’impression d’être trop parfaite… pour une voiture de ce prix (à 130 000 $). Des monstrueuses accélérations à la tenue de route digne des avions de chasse, le plus bestial des modèles de la marque est sans contredit l’une des autos les plus terrifiantes actuellement en vente sur le marché. 

 

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Photos :V.Aube
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Photo : Nissan
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