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Essai de la Volkswagen Arteon 2019 : plus utilitaire que prévu!

Sacacomie, Québec – Bien qu’elle tarde à se pointer le bout du nez, la Volkswagen Arteon est bel et bien en route pour le marché canadien. L’aile canadienne de la marque allemande avait convié quelques membres de la presse automobile à venir essayer celle qui remplace l’ancienne CC ou, si vous préférez, le deuxième coupé à quatre portières de l’histoire après la Mercedes-Benz CLS.

Ce premier contact effectué dans la région de Sacacomie, en Mauricie, aura été révélateur sur les capacités hivernales de l’Arteon 2019 qui vient non seulement avec une mécanique 4-cylindres turbo plus explosive que dans la CC, mais aussi avec le rouage intégral 4MOTION, un système qui a fait ses preuves au fil du temps.

Voici le résumé de ce premier essai glacial de l’Arteon 2019.

Photo : V.Aubé

L’aspect technique
Sous cette jolie carrosserie se cache une plateforme nommée MQB, la même qui sert de base à la plupart des modèles récents du constructeur de Wolfsburg (Tiguan, Jetta, Atlas, etc.). C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Arteon hérite d’une mécanique plus pimpante que dans la berline Passat qui s’adresse peut-être à un public qui accord moins d’importance aux performances de son véhicule.

Sous le capot, le constructeur fait confiance à un 4-cylindres turbo de 2,0-litres d’une puissance de 268 chevaux et 258 lb-pi de couple optimal. La boîte de vitesses, la seule disponible, est une automatique à huit rapports, celle-ci qui est déjà utilisée à toutes les sauces au sein du groupe allemand. Et, comme je l’ai mentionné plus haut, les quatre roues motrices du système 4MOTION sont un gage supplémentaire de sécurité lorsque les conditions routières se détériorent… comme lors de ce premier essai!

L’Arteon est une nouvelle voiture sur le marché nord-américain, mais grâce à la fiche technique de Volkswagen, on peut mieux la situer dans l’échiquier de la marque. C’est bien simple, la nouvelle berline-coupé est très similaire à l’ancienne CC en termes de dimensions. Un peu plus longue, un peu plus large et un brin plus basse, l’Arteon profite aussi d’un empattement allongé par rapport à sa devancière, ce qui se traduit par un peu plus d’espace à l’intérieur. Et malgré ces dimensions connexes, l’Arteon paraît plus imposante sur la route!

Photo : V.Aubé

La voiture phare, c’est elle!
Cela fait déjà une secousse que la Phaeton ne fait plus partie de l’alignement de la marque en Amérique du Nord, et on ne peut pas vraiment considérer la Passat comme une figure de proue. Le Touareg aurait pu jouer ce rôle, mais il n’est également plus là! L’Arteon, quant à elle, a beaucoup plus d’aptitudes pour reprendre le flambeau avec son design digne d’une voiture de ce prix. C’est elle la nouvelle voiture phare, de ce côté-ci de l’Atlantique du moins!

Même si cette berline se veut semblable à la CC lorsqu’on sort le ruban à mesurer, le design est complètement différent, plus mature si vous préférez! Le bouclier, avec cette grille de calandre qui s’étire de tous bords tous côtés, va même jusqu’à s’immiscer à l’intérieur des phares, eux-mêmes tranchés par le capot qui se termine de manière abrupte sur les ailes avant. Qu’on aime ou pas, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce museau ne laisse personne indifférent.

De profil, l’Arteon reprend aussi une fenestration pincée, mais cette forme surélevée vers l’arrière donne non seulement du style à l’ensemble, mais s’avère fort pratique lors des changements de voie, angle mort oblige. Le postérieur de l’Arteon est plus simple, mais une chose saute aux yeux au deuxième coup d’œil : le coffre a été remplacé par un hayon, ce qui confère à cette voiture un avantage utilitaire fort intéressant. Avec un volume de 563 litres ou 1557 litres lorsque la banquette est repliée vers l’avant, l’Arteon n’a rien à envier aux VUS de ce monde, à part peut-être une garde au sol supérieure.

Campée sur des jantes de 18 pouces (l’ensemble optionnel R-Line ajoute des sabots de 20 pouces à l’équation), l’Arteon n’a vraiment pas l’air d’être la sœur de la Passat et la Jetta, deux berlines conçues pour le marché américain.

Photo : V.Aubé

L’habitacle
Comme c’est le cas avec la majorité des coupés sur le marché, l’Arteon en met plein la vue avec ses portières sans cadre de fenêtre. L’exemplaire confié pour ce premier contact était tapissé de noir, un détail qui ternit un peu l’ambiance. Heureusement, il est possible de commander un habitacle deux tons avec des coloris plus pâles. Le statut de la voiture lui vaut un design exclusif au niveau des sièges qui héritent de surpiqûres différentes. D’ailleurs, un mot sur l’espace aux deux rangées : impressionnant… pour une berline-coupé du moins!

La planche de bord de l’Arteon n’est pas sans rappeler celle de la Passat 2020 avec ces lignes qui traversent de gauche à droite en passant par les buses de ventilation dissimulées à même ces bandes de plastique. Évidemment, l’écran tactile de huit pouces est de mise entre les deux occupants, tandis que derrière le volant, un autre écran, de 12,3 pouces celui-là, s’occupe d’afficher une bagatelle d’informations utiles à la conduite.

Outre ces nombreuses fonctions de divertissement, les principales commandes du quotidien sont regroupées sous l’écran central, et même autour du levier de vitesses pour les ajustements. C’est simple et efficace!

Photo : V.Aubé

Derrière le volant
Au risque de me répéter, les conditions hivernales de ce premier contact ont quelque peu compliqué les choses. La route était recouverte de plaques de glace vive et de gadoue, ce qui rendait la tenue de route aléatoire et le confort, cahoteux. Pourtant, malgré les bruits provenant de la suspension – à cause de ces petites bosses glacées –, la berline n’a montré aucun signe de fatigue, le châssis rigide étant un indice des prétentions sportives de l’Arteon. Visiblement, cette berline-coupé a été conçue pour rouler à vive allure sur une belle autoroute allemande, mais n’est pas désavantagée par un tracé sinueux pour autant.

Ces conditions glissantes ont tout de même permis de découvrir que le système 4MOTION est toujours aussi compétent. La direction pourrait être un peu plus précise, mais le caractère de la voiture ne l’oblige pas. Je dois également mentionner que la puissance du moteur est adéquate pour la voiture, même si le châssis n’aurait aucune misère à accueillir plus de chevaux-vapeur entre les deux roues avant.

La boîte automatique est elle aussi très bien adaptée au 4-cylindres turbo qui, je dois l’avouer, n’émet pas la plus belle sonorité à haut régime, mais bon, la mission de cette voiture n’est pas la même que la Golf GTI. Pour s’amuser un peu plus, il suffit de sélectionner le mode Sport avec le bouton du système DCC (pour Dynamic Chassis Control) qui modifie les paramètres de la voiture. Une fois de plus, l’électronique fait des merveilles pour transformer la conduite.

Photo : V.Aubé

Le mot de la fin
Avec un prix de départ de 47 995 $, l’Arteon ne s’adresse pas nécessairement à une clientèle habituée à des voitures abordables. Le constructeur vise certainement le créneau des berlines de luxe compactes comme la BMW Série 3 ou l’Audi A4, mais je suis de ceux qui croient que l’Arteon vise plutôt la Kia Stinger et la Buick Regal Sportback, deux voitures qui offrent également un hayon à l’arrière pour augmenter l’aspect pratique.

La Volkswagen Arteon 2019 a tout à prouver, puisque le nom est nouveau sur le continent, sans oublier le raz-de-marée utilitaire, mais avec un peu de chance, le design unique de la voiture et cette conduite typiquement germanique fera craquer un public qui refuse encore de monter à bord d’un de ces fameux VUS!

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