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Scandale Volkswagen : 2,1 millions d’Audi aussi affectés

Scandale Volkswagen : 2,1 millions d’Audi aussi affectés

Le logiciel avait été fourni par Bosch, qui avait avisé VW qu’il était « illégal » Par ,

Audi a confirmé que 2,1 millions de ses véhicules au diesel au niveau mondial étaient eux aussi munis du logiciel destiné à tromper les contrôles antipollution, selon Reuters. Sur les 11 millions de véhicules du groupe Volkswagen concernés par ce scandale, 1,42 million d’Audi ont été vendus en Europe de l’Ouest, dont 577 000 en Allemagne, et 13 000 sur le marché américain. Les modèles en cause sont les Audi A1, A3, A4, A5, A6, TT, Q3 et Q5, selon un porte-parole du constructeur. Par ailleurs, 1,2 million de véhicules Skoda des années 2009 à 2013 comportent également ce fameux logiciel, selon un communiqué du constructeur.

Par ailleurs, le logiciel en question a été fourni au groupe Volkswagen par l’équipementier Bosch en 2007, lequel avait spécifié clairement dans un document au géant allemand qu’il ne devait servir qu’à des tests internes et qu’il serait illégal de l’utiliser dans les véhicules en conduite normale, selon une information publiée dimanche dans le quotidien allemand Bild et repris par la BBC et La Presse. Bosch n’a pas voulu commenter le dossier, expliquant à Bild que « dans le cadre des relations commerciales avec Volkswagen, nous sommes tenus à la confidentialité ».

Par ailleurs, les autorités allemandes en matière de transport (KBA) ont donné à Volkswagen un ultimatum, les sommant d’apporter d’ici le 7 octobre prochain « des mesures contraignantes et un calendrier » pour se conformer aux normes  antipollution. Si toutefois le constructeur ne se conforme pas à la date prescrite, tous les modèles du groupe Volkswagen concernés par ce scandale pourraient se voir interdits de circulation sur les routes allemandes. Ce qui causerait bien des maux de tête aux automobilistes, il faut l’avouer. Un porte-parole du constructeur a spécifié qu’un plan d’action de même qu’une vaste de campagne de rappel serait mise en branle pour permettre de rendre ce logiciel tout à fait légal.

Pendant ce temps, du côté de Martin Winterkorn…
L’ex-PDG du groupe, qui pourrait hériter d’un véritable parachute doré pour son départ si sa responsabilité dans le scandale des logiciels truqués n’est pas établie, est maintenant sous le coup d’une enquête pour fraude en Allemagne. S’il s’avère qu’il  a joué un rôle de premier plan dans toute cette histoire, sa retraite pourrait fondre plus vite que neige au soleil puisque dans ce cas il ne toucherait pas un sou des potentiels 60 millions d’euros prévus dans son contrat.