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24 Heures du Mans: Un onzième sacre pour Audi ?

24 Heures du Mans: Un onzième sacre pour Audi ?

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En l’absence de Peugeot, Audi est le grandissime favori de la 80e édition des 24 Heures du Mans, disputée ce week-end.

Depuis 2000, et le premier succès de l’Audi R8, seules deux éditions ont échappé au constructeur allemand. Et encore, en 2003, la Bentley victorieuse était soutenue par Audi, qui motorisait la Speed 8. Seule 2009 a constitué une défaite, avec la seule victoire de la Peugeot 908 dans l’épreuve.

Le Mans 2012
Les principaux protagonistes des 24 Heures du Mans 2012. (Photo: WRI2)

Cette année, Audi sera bien esseulée au Mans. Après l’abandon du programme endurance de sa rivale Peugeot, la marque aux anneaux semble disposer d’une voie royale pour un nouveau succès dans la Sarthe. D’autant qu’elle aligne pas moins de quatre prototypes R18, dont deux hybrides « e-tron » alignés aux côtés de deux diesel « classiques » ultra.

Quatre voitures, ce ne sera pas de trop pour Audi qui avait perdu l’an passé, après deux accidents terrifiants sans gravité pour ses pilotes, deux de ses trois prototypes engagés, la dernière voiture franchissant la ligne d’arrivée en tête. Cette année, un seul concurrent pourrait éventuellement se dresser sur sa route : Toyota.

Après l’abandon de son programme F1 fin 2009, l’équipe japonaise fait son retour à la compétition. Après avoir échoué dans sa quête de la victoire au Mans dans les années 90, Toyota engagera pour la première deux de ses très attendus prototypes hybrides TS030.

Mais l’équipe arrive au Mans à court de préparation : suite à un accident en essais libres au Castellet, la TS030 de pointe a dû faire l’impasse sur les Six Heures de Spa, et connaîtra son baptême de compétition directement aux 24 Heures du Mans. Une tâche quelque peu ardue pour les Japonais. Mais tout peut arriver.

Derrière Audi et Toyota, les sept autres LMP1 engagées se disputeront la victoire dans la catégorie officieuse des « essence ». Les deux Lola B12/60 de l’écurie Rebellion Racing ont la faveur des pronostics, la structure helvétique ayant déjà remporté la victoire (fictive) en 2011. Son principal rival sera le prototype OAK Pescarolo, alors que l’équipe Pescarolo à proprement parler alignera son dernier prototype, construit sur la base de l’Aston Martin AMR-One, ainsi qu’une ancienne Dome S102.5 remise au goût du jour.

La catégorie LMP2 semble la plus ouverte de cette 80e édition des 24 Heures du Mans. Vingt équipages seront au départ, et quasiment tous peuvent prétendre à la victoire. Parmi les principaux favoris, on citera tout de même les deux Zytek Z11SN-Nissan du Greaves Motorsport, l’écurie britannique s’étant imposée l’an passé. Sans oublier l’Oreca Signatech-Nissan, les Morgan du OAK Racing, ou la HPD du Level 5 Motorsports, entre autres.

Moins fournie, la catégorie GTE Pro ne s’annonce pas moins intéressante, avec quatre constructeurs ayant misé gros sur la course. Vainqueure l’an passé, l’écurie Corvette comptera sur deux C6-R officielles pour conserver son titre. Mais l’Aston Martin Vantage officielle (la marque britannique retournant au GT après le calamiteux prototype AMR-One) a impressionné durant les essais libres. Ferrari, via notamment son équipe semi-officielle AF Corse, et Porsche, qui compte sur deux solides structures semi-privées, viseront elles aussi la victoire.

Enfin, la lutte s’annonce tout autant indécise en GTE Am. L’équipe Larbre Compétition entend bien rééditer son succès de l’an passé avec sa Corvette C6.R, la même s’étant imposée au Mans en 2011 avec l’écurie officielle. Mais Ferrari a aussi placé ses billes dans la catégorie avec deux F458 du AF Corse, tout comme Aston Martin qui alignera une seconde Vantage. Mais Porsche compte bien renouer avec la victoire également, avec quatre 997 GT3 RSR privées, elles aussi performantes durant les essais.

Enfin, rappelons que, au milieu de ces concurrents, la DeltaWing Nissan développée par l’écurie Highcroft Racing évoluera durant ces 24 Heures, avec la ferme intention de démontrer son potentiel. Lors de la journée test, cette étonnante machine a tourné dans les temps des LMP2. Surtout, elle a démontré une usure minimale de ses pneus, et une consommation extrêmement réduite. Ce qui devrait lui permettre de viser une bonne place au bout du double tour d’horloge, même si l’équipage évoluera hors classement.

Signalons que, outre les 25 anciens pilotes de F1 au départ, on retrouvera des pilotes en activité dans d’autres disciplines comme l’IndyCar (Sébastien Bourdais), le rallye (Luis Perez-Companc) ou le NASCAR (Brian Vickers).