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Alex Zanardi ne voudrait même pas ravoir ses jambes

Alex Zanardi ne voudrait même pas ravoir ses jambes

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Alessandro « Alex » Zanardi était déjà un double champion CART le jour où il a perdu ses jambes. C’était au Lausitzring, en 2001. Ces prouesses en tant qu’amputé n’ont fait que cimenté sa réputation depuis.

Et récemment, le pilote italien a avoué au journaliste Ian Chadband, du Telegraph, que même si on lui proposait, il ne voudrait pas ravoir ses jambes.

Après tout, il semble bien se débrouiller sans elles.

En piste, grâce à des systèmes de commandes manuelles, il a pu reprendre le volant de bolides de compétition, dont celui d'une monoplace de Formule Un, en 2006. Son handicap ne l’a pas même empêché de regoûter aux joies de la victoire en compétition, dans le Championnat du monde de voitures de tourisme (WTCC), où il a remporté une poignée d’épreuves entre 2004 et 2009.

Alex Zanardi, BMW M3 DTM
Alex Zanardi montant dans la BMW M3 DTM dont il a fait l'essai (Photo: BMW Motorsport)

En novembre derneir, il a fait l’essai d’une BMW M3 DTM, au Nürburgring, elle aussi munie de commandes manuelles.

Mais Zanardi ne se pas limite aux sports automobiles. Il brille tout autant en athlétisme.

En 2007, il a pris part au marathon de la ville de New York aux commandes d'un vélo adapté, terminant quatrième de sa catégorie. Encore cette année, il a participé aux Jeux Paralympiques de Londres. Il en est ressorti avec trois médailles au cou, dont deux d’or.

Alex Zanardi, Jeux Paralympiques de Londres
Alex Zanardi se sert aussi de ses mains pour avancer, parfois (Photo Ralph Hardwick)

« Je sais que les gens ont cette image pompeuse des pilotes de course, qui sortent de leur jet privé seulement pour monter à bord de leur yacht privé, Zanardi explique au Telegraph. Je ne dis pas qu’on leur souhaite du mal, mais, quand j’ai eu mon accident, je suppose que plusieurs personnes étaient sceptiques quant à mon futur.

« Eh bien, j’ai prouvé à ces gens que je pouvais encore vivre normalement, comme si de rien n’était », poursuit-il.

« Ce serait difficile, si demain Dieu venait me voir pour m’offrir des nouvelles jambes, parce que ça signifie que je devrais renoncer à la vie que je mène présentement, dans laquelle je suis très confortable. »