Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Le cofondateur d’Apple ne croit plus à la conduite entièrement automatisée

Le cofondateur d’Apple, Steve Wozniak, dit ne plus croire que la conduite entièrement automatisée sur les routes publiques est réalisable

À une certaine époque pas si lointaine, Apple était sur les rangs comme entreprise ayant pour objectif de mener la conduite entièrement autonome à point. Pendant des années, les rumeurs fusaient de toute part voulant que la compagnie travaille au développement de sa propre voiture à conduite automatisée.

Si une entreprise avait les moyens de le faire et de mener le projet à terme, c’était bien Apple. Steve Wozniak, le cofondateur de l’entreprise, croyait dur comme fer à la réalisation de cet objectif.

Il a depuis déchanté. Selon lui, il y a trop de facteurs impondérables sur les routes aujourd’hui pour s’attendre à ce qu’une voiture puisse avoir les mêmes réactions qu’un humain devant des situations imprévues. Il croit en revanche que la technologie peut très bien servir de filet de sécurité pour les conducteurs, et ce, lors de diverses situations.

« Je ne crois plus à l’idée d’une conduite autonome de niveau 5. Je ne sais même pas si ça va se produire pendant que je suis sur terre », a confié l’homme d’affaires dans le cadre lors d’une conférence tenue sur la révolution de l’automobile, un événement organisé par J.D. Power à Las Vegas la semaine dernière.

Photo : Waymo

Pour lui, la voiture autonome pourrait fonctionner si « nous étions pour modifier les routes et avoir certaines sections bien détaillées et conservées dans un état parfait, sans que des imprévus ou des travaux surviennent. »

Il croit également que l’industrie laisse croire au public que la voiture autonome sera capable de penser comme l’humain, ce qui n’est pas le cas.

Voilà une réflexion intéressante qui est certaine de relancer les discussions. Les fonctions autonomes des véhicules modernes sont de plus en plus présentes et dans certains cas, de plus en plus efficaces. Cependant, de là à laisser le contrôle à la machine, il y a une marge, du moins pour l’instant.

On verra bien ce que l’avenir va nous réserver dans 5, 10 ou 15 ans.

Photo : Ford