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Arrestation, pénalités et accusations chez FCA, Daimler et Volkswagen

On connaît un début de semaine mouvementé dans l’industrie automobile et ce n’est pas en raison de l’arrivée de nouveaux modèles excitants. Plutôt, on a eu droit à une série de mesures visant de hauts dirigeants d’entreprises et chacune est relative avec différentes formes de tricheries reliées aux émissions polluantes.

FCA

Photo : FCA

Amorçons notre tournée chez FCA (Fiat Chrysler Automobiles) où un dirigeant a été arrêté et accusé pour le rôle qu’il a joué dans le scandale des émissions polluantes de l’entreprise. Responsables de la calibration des moteurs Diesel, Emanuele Palma est accusé d’avoir conspiration pour commettre une fraude électronique contre les États-Unis. On parle ici d’une violation du Clean Air Act américain. Il aurait aussi fait de fausses déclarations concernant la technologie employée par les véhicules de l’entreprise (et vendus sur le marché domestique) concernant les émissions polluantes.

Plus tôt cette année, FCA a accepté de payer une pénalité de 800 millions pour régler un cas avec l’EPA (Environmental Protection Agency). Cette dernière l’accusait d’avoir utilisé des logiciels illégaux pour passer outre les normes requises pour les versions Diesel de ses modèles Ram 1500 et Jeep Grand Cherokee.

La compagnie s’est défendue d’avoir agi de façon délibérée et promet de coopérer avec les autorités.

Daimler

Photo : Mercedes-Benz

Du côté de Daimler, c’est une somme de 870 millions d’euros, soit 1,27 milliard de dollars canadiens, que la compagnie a accepté de payer aux autorités. En Allemagne, la marque à l’étoile argentée était accusée de négligence en matière de supervision, car elle a vendu des véhicules qui ne se conformaient pas aux normes établies en matière d’émissions polluantes.

La compagnie s’oppose aux conclusions tirées par les responsables gouvernementaux dans ce dossier, mais accepte de payer l’amende afin de passer à autre chose.

Volkswagen

Photo : Volkwagen

Cette décision chez Daimler est survenue en marge de celle concernant des accusations portées contre le chef de la direction de Volkswagen, Herbert Diess, ainsi que son président, Hans Dieter Poetsch. Les deux n’auraient pas fourni aux enquêteurs des informations relatives au scandale des émissions polluantes dans les délais requis.

En fait, les deux hommes, de même que Martin Winterkorn, alors grand patron de Volkswagen (2015), étaient au courant du scandale Diesel qui se tramait. Les trois hommes n’ont pas informé les marchés des conséquences financières, ce qui a eu pour effet d’avoir une incidence sur le cours boursier de l’entreprise.

Chez Volkswagen, on s’étonne de ces accusations mentionnant qu’à l’interne, on ne voyait pas de quelle façon les marchés boursiers n’avaient pas été « délibérément » non informés. On mentionne que l’effondrement des actions est survenu après l’annonce des allégations des autorités américaines, un événement qui n’avait pas été prévu.

Conséquemment, les postes des deux dirigeants ne sont pas remis en cause par Volkswagen.

Chose certaine, depuis 2015, les choses ont changé à travers l’industrie. Les dirigeants sont de plus en plus surveillés, ce qui est une excellente chose. Pendant trop longtemps, on s’en est beaucoup trop permis à nombre d’adresse.