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Ford, GM et Toyota s’associent pour rendre les véhicules autonomes plus sécuritaires

Qu’on le veuille ou non, les voitures à conduite automatisée sont à nos portes. Quel sera leur niveau de pénétration sur le marché ? Quel sera l’intérêt du public envers elle ? De quelle façon est-ce que les autorités vont légiférer pour rendre leur cohabitation avec tout le reste du parc automobile sécuritaire ?

Tant de questions et si peu de réponses.

Afin de démêler tout ça et d’encourager la recherche de solutions, trois joueurs majeurs de l’industrie, Ford, GM et Toyota, ont décidé de s’associer afin d’y voir plus clair. Les constructeurs ont joint leurs efforts à ceux de SAE International, un groupe qui travaille sur tout ce qui touche l’ingénierie des véhicules, afin de créer une organisation dont la mission sera de se concentrer sur la sécurité associée aux véhicules à conduite automatisée.

Cette dernière va prendre le nom de Automated Vehicle Safety Consortium (AVSC). Elle va d’abord orienter ses efforts en prévision de développer et de tester les niveaux SAE 4 et SAE 5 de la conduite autonome.

Photo : Google

« Le groupe va, ultimement, fournir des informations afin de permettre l’accélération du développement de standards en matière de conduite autonome. L’objectif sera aussi d’harmoniser les efforts de tous ceux concernés par la chose à travers le monde », a mentionné la nouvelle entité via un communiqué de presse.

La raison d’être
Si ce groupe a été formé, c’est que dans le fond, les entreprises qui travaillent sur la conduite automatisée sont nombreuses, mais l’industrie automobile, tout comme les autorités, semble incertaine sur la réglementation concernant le moment un véhicule de catégorie 4 ou 5 est vraiment prêt à faire ses débuts sur le marché.

Les classifications du groupe SAE (les niveaux de conduite autonome sont classés de 1 à 5, le dernier niveau étant une conduite sans intervention humaine) ont aidé à définir les standards, mais il reste du travail à faire pour clarifier le tout.

Photo : Waymo

« Notre but est justement de travailler avec l’industrie et les partenaires des gouvernements afin d’accélérer la mise sur pied de règles claires qui serviront à établir les normes », a mentionné Randy Visintainer, le directeur de la technologie chez Ford.

L’approche de Tesla en la matière est différente et démontre que tout n’est pas encore au point en fait de législation. L’entreprise californienne a promis de lancer sa technologie de conduite entièrement autonome, mais tout en forçant le contact de l’humain avec la machine (les yeux sur la route et les mains prêtes à intervenir) tant et aussi longtemps que des règles claires ne seraient pas mises en place.

Une situation à surveiller de près, car elle risque d’évoluer rapidement.