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Assurer la conduite autonome, futuriste ou réalité?

Assurer la conduite autonome, futuriste ou réalité?

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Payé par La Capitale Assurances générales

Qu’ont en commun Uber, Google et Tesla? Le désir de créer la technologie de voiture autonome la plus fonctionnelle et surtout, la plus sécuritaire. Cette « guerre technologique » est en fait vécue par tous les constructeurs automobiles; chacun doit se dépasser pour offrir une alternative qui intéressera les acheteurs. 

Concernant la conduite autonome, 1001 questions se posent, principalement dans le cas de la responsabilité. Advenant un accident, qui sera le responsable? Est-ce que l’assurance auto traditionnelle couvre ce genre de véhicule? Ces questions sont à l’origine de nombreux débats! 

La conduite autonome 101 
Par définition, la technologie de conduite autonome consiste à un véhicule qui opère seul dans des conditions réelles de circulation sans l’intervention d’un être humain. Aussi futuriste que cela puisse paraître, cette réalité s’imbrique peu à peu dans notre quotidien. Les compagnies ajoutent une multitude de gadgets : capteurs numériques, sonars, radars, caméras… Le but est de recueillir une foule de données, qui sont par la suite analysées par des processeurs et des logiciels spécifiques. Le conducteur n’a donc qu’à entrer son point d’arrivée et la technologie l’amènera à bon port en analysant le trafic, les conditions routières et tous les obstacles environnants (piétons, cyclistes, automobiles…). 

Des cas réels 
Depuis déjà plusieurs années, des géants de la technologie comme Google, ont testé leur véhicule sur des milliers de kilomètres, majoritairement sur des circuits fermés. Les résultats permettent de peaufiner les technologies dans l’éventuel but de se retrouver sur les routes publiques. Le verdict est généralement assez positif, avec peu d’accidents dans des conditions qui se rapprochent de la réalité en milieu urbain. 

Plus près de nous, le service de transport Uber, a rendu disponibles au public 4 véhicules équipés de lasers, de caméras et de capteurs permettant la conduite autonome à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Deux personnes seront cependant derrière le volant afin de superviser les opérations. Uber utilise dans cette première phase du projet des Ford Fusion hybrides surmontées d’une imposante machinerie. 

Plusieurs laissent entendre que l’augmentation de ces technologies aidera à réduire le nombre d’accidents sur les routes, notamment grâce à une meilleure « communication entre les véhicules ». De plus, le trafic devrait lui aussi se voir diminuer, puisque les systèmes ont une vision globale de l’environnement dans lequel ils évoluent.

Déjà dans nos voitures
Les constructeurs automobiles n’attendront pas que la loi change pour installer quelques technologies dans nos voitures du quotidien. Depuis déjà quelques années, les véhicules haut de gamme se sont armés de systèmes de sécurité et d’assistance à la conduite. De nos jours, plusieurs marques populaires ajoutent de ces technologies dans tous leurs modèles. 

Pensons aux alertes de louvoiement (zigzaguer entre les voies), au régulateur de vitesse adaptatif, à l’alerte d’angles morts et l’alerte de précollision qui peut aussi appliquer des freins d’urgence. Certains systèmes vont même corriger la direction du volant selon les lignes tracées au sol ou encore avertir le conducteur quand le véhicule devant vous est reparti suite à un arrêt. D’une part, on note que les gens sont de plus en plus distraits sur la route par leur cellulaire, l’écran d’infodivertissement ou simplement par l’environnement routier. Pour ainsi augmenter la protection des passagers, les constructeurs automobiles ont ajouté une foule de technologies de sécurité, ce qui a engendré une diminution des accidents mortels. 

Ce qu’en dit la loi
À ce jour, la législation canadienne n’autorise pas la circulation sur la voie publique de véhicules entièrement autonomes. Malgré cela, le gouvernement canadien a prévu un budget de 7,3 millions $ sur 2 ans, dans le but d’améliorer la sécurité routière afin de préparer l’arrivée des véhicules autonomes.  

Pour le moment, les experts stipulent que tant qu’il y a un volant dans le véhicule, le conducteur sera tenu responsable d’un quelconque incident s’il est impliqué. Cela s’explique par le fait qu’il aura toujours les moyens de reprendre le contrôle de la voiture. Le gouvernement du Canada autorise des projets pilotes ici et là, dans un environnement très encadré, mais rien ne stipule que ce sera rendu disponible au public dans un avenir rapproché.

Et les assurances dans tout ça?
Tesla est un des précurseurs en termes de conduite autonome avec son système Autopilot qui est déjà en fonction aux États-Unis. Cette technologie consiste en une conduite semi-autonome, ce qui implique une entière responsabilité du conducteur, puisqu’il est en mesure de contrôler le véhicule en tout temps. Pour ce qui est des systèmes entièrement autonomes, Google, Volvo et Mercedes assurent prendre toute la responsabilité d’un quelconque accident, prouvant par le fait même qu’ils ont extrêmement confiance en leur technologie! 

Ainsi, on peut dire qu’il reste beaucoup à faire avant de pouvoir clairement établir les balises de la conduite autonome. Les constructeurs automobiles et le gouvernement se posent encore plusieurs questions. Est-ce que ce type de technologie automobile pourra un jour être compris dans un forfait d’assurance automobile