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Sécurité routière: le brigadier scolaire à l'honneur

Sécurité routière: le brigadier scolaire à l'honneur

Un métier méconnu, mais pourtant essentiel à la sécurité des piétons Par ,

Qu’il fasse 40 degrés avec le facteur Humidex ou -50 avec le facteur vent, les brigadiers scolaires sont toujours fidèles au poste et s’assurent que nos petits bouts de choux arrivent sains et saufs de l’autre côté de l’intersection. En cette période de rentrée scolaire, j’ai cru bon démystifier un peu le travail crucial des brigadiers scolaires et redonner ses lettres de noblesse à un métier trop souvent méprisé par les automobilistes et les usagers de la route.

Pourquoi démystifier?
Évidemment, tout le monde sait ce qu’est un brigadier : une personne munie d’un écriteau ARRÊT et arborant un gilet fluorescent, qui aide les écoliers à traverser la rue. Mais être brigadier, c’est bien plus que ça, et ne devient pas brigadier scolaire qui veut.

En effet, les brigadiers ont un rôle ingrat et font rager des dizaines d’automobilistes chaque jour; il n’y a qu’à se poster à une intersection pour voir le nombre de conducteurs qui appuient sur l’accélérateur pour faire vrombir leur moteur, qui ont des gestes d’impatience envers eux et qui n’hésitent pas à les invectiver, car ils leur font perdre de précieuses secondes.

J’ai même déjà vu certains automobilistes trop pressés qui sont passés tout près de heurter des écoliers et le brigadier, car ils avaient fait fi des signaux du brigadier…

Et pourtant, leur présence est essentielle aux abords de plusieurs intersections achalandées pour éviter de fâcheux accidents.

Un bon brigadier, c’est quoi?
Sur le site de la SAAQ, on trouve un dépliant destiné aux formateurs de brigadiers (souvent un policier ou un conseiller municipal), qui décrit le métier, les qualités requises et certaines règles de sécurité. En voici quelques-unes :

Un brigadier, c’est une personne qui :

-    Est intègre et qui a un dossier criminel sans délit impliquant des enfants (cela va de soi!);
-    Est disponible (vous vous doutez bien que ce n’est pas un horaire de 9 h à 17 h!);
-    Est en bonne santé et n’a pas de problème d’audition, de vue ou pour se déplacer, ce qui compliquerait son travail;
-    Possède une bonne ouverture d’esprit (on côtoie des enfants de différentes ethnies et de différents milieux socio-économiques);
-    Est intéressé à apprendre (une courte formation est liée à ce travail).

À quel genre de formation justement les brigadiers ont-ils accès?
Rien de bien sorcier en fait. Un survol du Code de la sécurité routière et un rappel des panneaux de signalisation se retrouvant près des écoles… entre vous et moi, certains conducteurs auraient tout intérêt à suivre ce cours! 

Les sessions de formation comprennent également des conseils pour intervenir efficacement auprès des enfants – et des autres usagers de la route – qui ne suivraient pas les consignes du brigadier, et la façon sécuritaire pour faire traverser les piétons.

Je suis un cycliste; dois-je me conformer aux directives des brigadiers?
Oui. Le brigadier devrait  vous dire de descendre de votre vélo pour traverser la rue au même titre que n’importe quel piéton. De même, vous devez respecter le panneau d’arrêt comme les véhicules immobilisés qui attendent pour traverser l’intersection.

Par ailleurs, un automobiliste qui omettrait de s’arrêter alors que le brigadier a levé son panneau d’arrêt s’expose à une contravention et à recevoir 3 points d’inaptitude.

Est-ce que le brigadier doit arrêter TOUS les véhicules?
Évidemment, le brigadier ne doit pas arrêter les véhicules d’urgence; de même, il doit éviter autant que possible d’arrêter certaines catégories de véhicules, à savoir les convois funéraires, les autobus, les dépanneuses et les camions lourds. 

En résumé
Les brigadiers scolaires sont responsables de ce que nous avons de plus précieux : nos enfants. Et à tous ceux qui ragent parce qu’ils doivent attendre 30 secondes que le brigadier retourne sur le trottoir, dites-vous bien que l’attente serait encore plus longue si un enfant se faisait faucher par un véhicule et que les services d’urgence étaient sur place.

Un peu de compassion pour nos brigadiers? Ils le méritent réellement!

Source : saaq.gouv.qc.ca