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Chantiers de construction : ralentissez, bordel !

Le mois de septembre se termine et au cours de ce dernier, j’ai vécu deux situations qui m’ont mis le feu... vous savez où. Et, tristement, ce n’était pas la première fois, et probablement pas la dernière. Je parle ici du respect des limites de vitesse dans les chantiers de construction.

Les situations vécues se sont déroulées chez nous, au Québec, puis à l’autre bout du pays, en Colombie-Britannique. En chaque occasion, alors que je circulais dans une zone de construction, une voiture est venue me doubler en roulant à tombeau ouvert. En chaque occasion, un travailleur qui s’est fait siffler les oreilles s’est retourné, incrédule, dépité du comportement de l’automobiliste.

C’en était assez. Il fallait que je me vide le cœur.

Quelle est votre urgence ?
Aux deux illuminés qui n’ont jamais daigné ralentir, et à tous les autres qui refusent de le faire, j’ai une première question pour vous ; quelle est votre urgence ? En quoi ralentir pendant quelques centaines de mètres, ou, au pire, quelques kilomètres, va vous empêcher de faire ce que vous avez à faire dans votre journée.

Oh, d’autres questions ; pour qui vous prenez-vous, au fait ? Êtes-vous plus important que tout le monde ? Les règles de la société ne s’appliquent pas à votre petite personne ?

Vous avez été distrait une fois et avez dépassé largement les limites dans une zone de construction ? Ce n’est pas à vous que je m’adresse. Je vise ici les récidivistes, ceux qui croient que la route leur appartient, partout, tout le temps.

L’exemple
Et moi, là-dedans. Je ne suis pas parfait. Je roule 115 km/h en moyenne sur l’autoroute parce que c’est toléré. Je le fais lorsque la circulation n’est pas dense. Quand il y a des voitures partout, je ralentis et je garde mes distances.

Et dans les zones de construction, je ralentis. Beaucoup. Tellement que souvent, je me fais klaxonner. On me colle au derrière, comme si j’étais un danger public alors que le vrai danger, c’est celui qui refuse de diminuer la cadence.

Où allez-vous comme ça ? Qu’est-ce qui presse tant ?

Photo : Mercedes-Benz

Les travailleurs
Connaissez-vous des personnes qui travaillent sur des chantiers de construction ? Moi, non, et pourtant, je les traite comme si c’était des amis, des membres de ma famille.

Ces gens qui travaillent sur nos routes ont des vies comme les vôtres, des familles, des gens qui les attendent à la fin de la journée. Des gens qui méritent de les voir revenir sains et saufs au bercail.

La vitesse permise passe de 100 km/h à 70 km/h le temps d’un kilomètre en raison d’une réfection de la route ? C’est simple, on lève le pied. Les ouvriers qui bossent sur les chantiers méritent notre respect. Le même respect avec lequel nous souhaitons tous être traités par autrui.

Les solutions
Les solutions sont pourtant simples. Déjà, les autorités ont augmenté les amendes pour les infractions qui surviennent dans les zones de construction. C’est un début. Une présence policière accrue aurait pour effet d’en calmer certains.

Un patrouilleur situé à proximité d’un chantier, c’est pas mal plus utile qu’un patrouilleur qui attend de prendre un fautif à 121 km/h sur une ligne droite, sur l’autoroute.

L’autre solution, c’est l’éducation. Vous avez des enfants ? Montrez-leur l’exemple en ralentissant à l’approche d’un chantier. Les enfants ont cette manie d’imiter ce que leurs parents font.

Aux autorités, une suggestion ; une meilleure signalisation. Une zone de construction doit être annoncée 10 km, puis 5 km d’avance. On doit avertir les gens que la vitesse permise va être moindre dans 3 km, 2 km, 1 km… Les écrans qui indiquent notre vitesse ont aussi un effet dissuasif. Bref, ça prend des efforts concertés.

Mais, surtout, du gros bon sens.

Photo : Auto123.com

Loin de moi est l’idée de vous materner. Vous êtes bien libres de faire ce que vous voulez. Cependant, si vous mettez la sécurité des autres dangers, y compris la mienne, là, c’est non !

Et pensez-y ; la dernière chose dont vous voudriez être responsable, c’est de la mort d’un travailleur dans une zone de construction, simplement parce que vous avez consciemment refusé de lever le pied.

Du moins, c’est mon cas. En conséquence, je ralentis.