De plus, les dégagements sont un peu « justes », et cela peut être dangereux en cas de sortie de route. Les Anglais eux, sont un public de connaisseurs, de par la longue histoire du sport auto en Grande-Bretagne, et ils s’intéressent beaucoup au DTM. Probablement parce que le championnat compte plusieurs Britanniques dans les rangs, comme Paul (Di Resta), Jamie (Green), Gary (Paffett) ou Susie (Stoddard) pour ce qui concerne l’équipe Mercedes.
Vendredi soir fut l’occasion pour l’ensemble des pilotes Mercedes-Benz de faire une petite surprise à Norbert Haug, patron de la compétition de la marque à l’étoile. Il s’agissait à Brands Hatch de la 250e course de DTM de Norbert, et nous avons tenu à lui offrir une belle photo, dédicacée par chacun d’entre nous. Cette attention l’a particulièrement touché…
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Après cette longue journée, direction l’hôtel pour une bonne nuit réparatrice. Et place aux choses sérieuses dès le samedi matin. Une matinée consacrée aux essais libres, pendant lesquels nous avons beaucoup travaillé sur les réglages pour la course. Le début de séance s’est avéré quelque peu problématique pour moi, je perdais notamment pas mal de temps dans le premier secteur. Après de nombreux échanges avec mon ingénieur, nous avons tout de même réussi à remettre de l’ordre dans tout ça, et à aligner des temps corrects. Je signe finalement le 6e meilleur chrono de la séance.
Le problème à Brands Hatch, c’est que l’horaire est très serré. Avec une heure de décalage par rapport au continent européen, l’horaire des qualifications et de la course sont avancés d’une heure, pour s’aligner sur les horaires des télévisions allemandes, notamment. Du coup, nous avions une heure de moins entre les essais libres et les qualifications. Tout comme entre le warm-up et la course le dimanche. Tout juste le temps d’avaler un morceau, de rencontrer quelques journalistes, et de trouver le temps de se reposer un peu au calme avant de prendre la piste.
J’ai failli perdre gros en début de qualifications : j’ai en effet été contraint de lever le pied lors de ma première tentative, car un drapeau jaune avait été brandi suite à la sortie de route d’un autre concurrent. Mon train de pneus neufs était déjà gâché : je n’ai pu réaliser un temps satisfaisant lors de mon deuxième tour lancé. J’étais donc contraint de passer un deuxième train de pneus neufs pour me qualifier pour Q2, ce que j’ai fait in extremis.
J’ai passé encore deux trains de pneus en Q2, puis un autre en Q3, où je décroche le meilleur temps. Je me suis donc retrouvé en Q4, où seuls les quatre pilotes les plus rapides se disputent la pôle position.
Le problème, c’est qu’il ne me restait plus de pneus neufs pour cette dernière partie de séance, contrairement aux trois autres concurrents en piste. J’ai donc signé le 4e temps au final. Une bonne performance malgré tout. Sur un circuit comme Brands Hatch où il est difficile de doubler, une place en deuxième ligne est toujours bonne à prendre.
Samedi soir, toute l’équipe s’est retrouvée pour le dîner dans l’hospitalité Mercedes-Benz, en compagnie d’invités de la marque. Susie Stoddard, la régionale de l’étape (bien qu’elle soit plutôt Écossaise) a joué les animatrices durant cette soirée, où nous avons été présentés à tour de rôle. Durant ce repas, je pense qu’au fond de nous, chacun espérait bien mettre un terme à la série de victoires d’Audi le lendemain en course. Avec Paul (Di Resta) en pôle et moi en deuxième ligne, il y avait moyen d’y croire…






