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Consommation, production et V2H

Consommation, production et V2H

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Un VÉ comme source d'énergie en cas de désastre ? Et si le V2H devenait un élément de votre trousse de survie à la maison ?

Parler de voitures en vient aussi à parler d'énergie. Si les Pierrafeu n'avaient pas de problème pour trouver les ressources nécessaires à leurs déplacements, il en est tout autre lorsqu'on parle de réalité. Quelles sont nos ressources au Canada et gaspillons-nous notre argent en pétrole?

Le V2H, qu'est-ce?

V2H, ou Vehicule to Home, est une façon d'utiliser l'énergie accumulée dans les batteries de votre voiture rechargeable.

Des solutions pour le futur déjà à l'essai au Japon. Il faut comprendre que les tarifs d'électricité ne sont pas les mêmes partout. Et pour certains pays, afin d'équilibrer les pics de demandes, le tarif en heure de pointe est plus élevé. Pour eux, le V2H servirait à économiser en utilisant l'énergie d'une batterie chargée pendant le bas tarif de la nuit pour réduire les dépenses pendant le jour.

Pour nous, au Canada, ce système devient un atout en cas de panne de courant à la maison. Une batterie de de 24 kWh, comme celle de la Nissan LEAF, permettrait de durer quelques jours si utilisés avec parcimonie. Après tout, maintenir un réfrigérateur moyen n'utilise que 1,5 kWh par jour.

Photo: Nissan

Un pays plein d'énergie
Hydro-Québec a calculé qu'un million de véhicules électriques, rechargés tous les jours, utiliserait 3 TWh d'électricité. Si vous aimez les zéros, c'est 3 000 000 000 kWh. Ce joli chiffre très rond équivaut presque à la production de la centrale Eastmain-1. C’est-à-dire que supporter une entrée massive de ce type de véhicules n'engorgerait en rien l'infrastructure.

En regardant le dernier relevé en ligne des centrales de production d'électricité au Canada, on retrouve 479 centrales hydroélectriques, 375 centrales thermiques, 7 nucléaires et 54 parcs d'éoliennes. On a certainement perdu une centrale nucléaire avec le changement de gouvernement au Québec et gagné quelques parcs d'éolienne depuis ce relevé de 2007.

Cette énergie nous permet de recharger nos véhicules à la moitié du prix de certaines villes aux États-Unis. Par exemple, on pourrait comparer Vancouver et ses 603 500 habitants qui paient leur électricité au tarif de 8,78 ¢/kWh et une autre île, disons, San Francisco et ses 812 800 concitoyens, qui paient 22,26 ¢/kWh. Ok, j'ai choisi des extrêmes. Mais comme la rareté entraîne la hausse de tarifs, on peut dire que notre réseau n'a certainement pas atteint sa capacité maximale, peu importe où au pays.

Avec plus de 23 milliards de dollars d'importation de pétrole au Canada, dont 12 milliards au Québec, imaginez combien d'argent pourrait être conservé pour faire croître le PBI plutôt que de l'envoyer hors frontière.

Notre million de VÉ et ses 3 TWh rapporteraient 210 M$ plutôt qu'en dépenser 2 G$ en essence et couperaient 3,6 M de tonne métrique de GES.

Ford Focus électrique (Photo: Ford)


Sources:
www.nrcan.gc.ca
www.hydroquebec.com
www.sfenvironment.org
www.indexmundi.com
www.bchydro.com