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Deviendrons-nous de meilleurs conducteurs grâce aux hybrides?

Deviendrons-nous de meilleurs conducteurs grâce aux hybrides?

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Je n’aime pas vraiment les véhicules hybrides. Je n’ai pas peur de l’admettre, malgré les airs étonnés et désapprobateurs des écolos de ce monde. J’aime les véhicules qui brûlent de l’essence, qui émettent du dioxyde de carbone et qui polluent la planète, bref, ceux qui ont de l’attitude et qui nous font sourire à chaque accélération.

Vous n’obtenez rien de tout ça avec une hybride. Vraiment, absolument rien. Mon estimé et très séduisant collègue Matt St-Pierre a souligné quelques exceptions, notamment de Porsche, mais ces véhicules ne sont pas pour le grand public. Du moins, pas encore.

Je n’ai pas conduit beaucoup d’hybrides au cours des années (j’essaie d’espacer les tests car je deviens vite ennuyée et, je l’avoue, un peu énervée de tous ces gadgets « high-tech » qui sont supposés être teeeellement cool), mais les véhicules hybrides que j’ai essayés m’ont plus que déçue.

Bien sûr, ils m’ont fait économiser de l’essence (si on peut dire) et m’ont permis de m’introduire silencieusement dans les stationnements derrière des individus ignorant ma présence, mais ça s’arrête là. Les transitions entre l’alimentation électrique et à essence s’effectuaient toujours de manière saccadée, repartir à un arrêt était comme regarder de la mélasse tomber d’une cuillère, sans parler des dépassements sur l’autoroute... mais quels dépassements?

Puis, il y a quelques semaines, j’ai essayé une Lexus CT 200h.

2011 Lexus CT 200h 2011 (Photo: Lexus)

En fait, j’avais plutôt hâte de conduire cette hybride, je ne sais trop pourquoi. J’avais déjà testé le Lexus RX450h auparavant, qui ne m’avait pas plus impressionnée que les autres. Les passages de la batterie à la combustion à essence étaient brusques, et je ne pouvais utiliser la puissance de la batterie qu’en patrouillant dans les aires de stationnement, littéralement, et la voiture redemandait de l’essence dès que je dépassais 30 km/h ou que j’accélérais un peu vite (lire : normalement). Ce ne fut pas une bonne introduction à la technologie hybride de Lexus.

Je garde les points faibles pour l’essai routier, mais disons que j’ai vraiment aimé ma semaine au volant de ma Lexus CT 200h, et ça m’a permis de réfléchir. Cette Lexus a complètement modifié mon style de conduite.

Toutes les autres hybrides m’ont sérieusement énervée et m’ont juste donné envie de les conduire comme des voitures normales, ce qui ne fonctionne pas du tout. Mais cette fois, j’avais envie de conduire ma Lexus de la manière la plus efficace possible.

D’abord, la vitesse « B » m’a permis de recharger efficacement la batterie lors de freinages brusques à vitesse élevée ou en descendant des côtes. Ensuite, j’ai appuyé sur le bouton EV Mode pour n’utiliser que la puissance électrique dès que j’entrais dans les zones urbaines où la limite était de 40 km/h, la vitesse maximale en mode EV. De plus, j’ai rarement fait passer la Lexus en mode Sport (un terme que je ne connaissais pas encore), sauf lors de dépassements sur l’autoroute.

Vers la fin de la semaine, ma consommation moyenne se situait à 5,5 L/100 km. Plutôt impressionnant. Même si ça m’a coûté près de 100 $ pour la semaine, gracieuseté des prix à la pompe, l’économie d’essence m’a impressionnée, et je sais que mon style de conduite y était pour quelque chose.

Si les hybrides et les véhicules électriques prennent vraiment d’assaut les routes dans le futur, je crois que le conducteur moyen sera complètement différent. J’étais tellement plus consciente du comportement de ma voiture (regarder le graphique indiquant le passage de l’essence à la batterie à l’essence sur le tableau de bord pour savoir qu’est-ce qui charge ou alimente quoi), et de mon influence sur la consommation que j’en ai changé mes habitudes sur la route (je freinais plus souvent pour recharger, je choisissais le mode EV dès que j’en avais l’occasion, etc.). Et je l’ai fait parce que la Lexus CT 200h fonctionnait à merveille.

Jamais auparavant je n’avais accepté de modifier mes habitudes de conduite pour une auto, encore moins une hybride.

Alors, si l’avenir des hybrides est aussi prometteur qu’il en a l’air au volant d’une Lexus CT 200h, serons-nous de meilleurs conducteurs dans 10 ou 15 ans?