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DTM: Chronique de Bruno Spengler, pilote Mercedes

DTM: Chronique de Bruno Spengler, pilote Mercedes

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Bonjour à tous !

C’est un plaisir de faire partager mon quotidien lors de ma saison en championnat DTM avec les lecteurs d’Auto123.com.

Je vous écris de retour de la fête de fin d’année de Mercedes, où nous avons fêté la victoire de l’équipe dans le championnat DTM. Je m’y suis bien amusé, et la soirée s’est terminée fort tard…

Paffett, Spengler et Di Resta en compagnie de leurs ingénieurs de piste. (Photo: dtm.com)

Évidemment, l’issue de la saison ne fut pas celle dont je rêvais, mais il s’en est fallu de peu. De très peu. Comme souvent en sport de haut niveau, cela se joue à rien, et ce sont ces petits riens qui font la différence au bout du compte.

Après mon podium d’Adria, avant-dernière manche du championnat DTM, j’avais repris la tête du classement général avec trois points d’avance sur Paul Di Resta, et neuf sur Gary Paffett, mes équipiers chez Mercedes HWA. À la base, disputer la finale de la saison à Shanghai avait un côté assez excitant, je n’étais jamais allé en Chine auparavant et j’ai découvert une très belle ville.

Le tracé s’annonçait intéressant sur le papier, mais dès les premiers tours de roue, nous nous sommes vite aperçus que cela allait être compliqué, principalement en raison des lignes de passage piétons au sol, recouvert d’une pellicule très glissante, et qui fut la cause de nombreuses sorties de route.

Il faut donner un coup de chapeau aux ouvriers chinois qui ont travaillé très vite afin d’éliminer au maximum cette couche glissante entre les essais et la course. Dimanche, c’était effectivement mieux, et cela glissait beaucoup moins… Malheureusement pour moi !

Bernhard Langer, pro du golf, en compagnie de Bruno Spengler. (Photo: Mercedes-Benz)

Mon erreur en qualifications m’a coûté cher. J’ai un peu bloqué une roue à l’extérieur d’un virage, et je me suis retrouvé sur la partie sale de la piste, incroyable, une véritable luge, je ne pouvais rien faire. Le choc n’était de loin pas violent, j’ai tapé à seulement 20 km/h ! Mais ce fut suffisant pour endommager fortement mon train avant droit. Dès lors, une seule idée en tête : rallier les puits au plus vite afin de pouvoir effectuer encore quelques tours dans la séance.

Les mécaniciens ont fait un travail extraordinaire puisqu’ils ont tout remis en état en un temps record. J’ai pu reprendre la piste jusqu’à l’accident de Timo Scheider sur son Audi, spectaculaire, mais heureusement sans gravité. Pour moi c’était terminé : je devais m’élancer e la dernière ligne sur la grille.