AJ - Le Québec a été un marché très fertile pour Renault au cours des années 70 et 80. Prévoit-on un retour de la marque au Canada ?
CG - Il faudrait poser la question au président de Renault, M. Louis Schweitzer; il est mieux placé que moi pour y répondre. Mais ce que je sais, c'est que le groupe Renault-Nissan prévoit, à moyen terme, réduire le nombre de plateformes communes à 10. La première de ces plateformes sera introduite au Japon au mois de mars 2002. Les voitures des segments B et C (Micra et Sentra) représenteront 50 % des ventes dans le futur. Il se pourrait donc qu'une plateforme élaborée pour Renault-Nissan se retrouve au Canada chez les concessionaires Nissan. Il n'y a pas de plan précis pour réintroduire la marque Renault au Canada.
AJ - Quels sont vos objectifs de ventes pour le Canada dans les prochaines années ?
CG - Nous voulons obtenir 3,6 % des parts de marché en 2002 (soit environ 56 000 ventes), et nous visons entre 65 000 et 70 000 ventes l'année suivante.
AJ - Vous avez vendu 28 000 véhicules en 2000; comment comptez-vous atteindre ces objectifs ?
CG - En faisant la promotion du produit. Au cours des mois et des années qui viennent, Nissan et Infiniti introduiront une foule de nouveaux modèles comme la nouvelle Altima, la 350 Z, une camionnette pleine grandeur, un utilitaire et un nouveau modèle de milieu de gamme (Infiniti). Il faut axer notre stratégie sur ces produits. Nous avons comme objectif de construire des produits qui deviendront la norme et d'être un chef de file. Jusqu'à récemment, nous élaborions des produits pour répondre à la concurrence, ce qui est très mauvais. Il faudra également s'assurer que le profit par unité sera au rendez-vous.





