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F1: Bernadette Collins, ingénieure chez McLaren Racing

F1: Bernadette Collins, ingénieure chez McLaren Racing

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Bernadette Collins est l’une des (très) rares ingénieures à travailler dans le monde élitique de la Formule 1.

Étonnamment, elle n’était pas passionnée par le sport automobile avant de terminer ses études en génie mécanique à l’université Queen’s à Belfast en Irlande du Nord.

« En réalité, j’ai découvert la course automobile quand j’ai travaillé au projet de « Formula Student » à l’université, où nous avons dû concevoir et fabriquer une voiture de course », de dire la jeune femme, fascinée par les mathématiques.

Bernadette Collins  McLaren F1
Bernadette Collins, Grand Prix du Canada 2014 (Photo: René Fagnan)

« L’annonce d’une place disponible chez McLaren Racing a été affichée au département de génie mécanique à Queen’s. J’ai passé les entrevues et l’évaluation de mes connaissances et j’ai été engagée dans le cadre du programme des diplômés », a-t-elle expliqué.

En plus de son travail chez McLaren, Bernadette est aussi ambassadrice de la campagne commerciale « Make it in Great Britain » du gouvernement du Royaume-Uni.

La saison passée, la jeune femme a été nommée au poste d’ingénieure de performance auprès du pilote Jenson Button.

Son travail chez McLaren qui permet de travailler à des projets « incroyablement cool ».

Bernadette Collins  McLaren F1
Bernadette Collins au travail dans le garage McLaren F1. (Photo: McLaren)

« Ce travail nous exige d’être créatif et de résoudre des défis en design ; non pas d’assembler des composantes graisseuses dans un atelier de mécanique. Nous ne cadrons pas dans les stéréotypes de l’ingénieur d’un autre âge », a-t-elle ajouté.

Bernadette Collins n’a jamais pris note du sexe des gens avec lesquels elle travaille. Cela reste un sujet totalement hors propos pour elle.

« Nous avons [chez McLaren] certains des meilleurs ingénieurs au monde », de dire Bernadette au quotidien The Guardian.

« Que ce soit un homme ou une femme qui effectue le travail ne m’importe pas du tout ».

Toutefois, comment se sent-elle, minoritaire dans un monde d’hommes?

« Je ne l’ai jamais réellement remarqué », répond-elle.

« Le nombre de femmes ingénieures dans le monde et en sport automobile ne cesse de grimper. Je ne voudrais jamais qu’une jeune ingénieure soit négativement influencée par le fait qu’elle est une femme », de répondre Bernadette.

Bernadette Collins  McLaren F1
Jenson Button, casqué, avec Bernadette Collins dans le garage McLaren. (Photo: McLaren)

Quant à Jenson Button, il ne voit aucun inconvénient à travailler avec une ingénieure.

À une exception.

« Elle est Irlandaise, alors certains mots qu’elle emploie me sont un peu difficiles à comprendre. De plus, je dois hausser le son de ma radio, car sa voix est très douce », de dire Button lors d’une interview accordée à Sky Sports F1.

Bernadette a eu le mot de la fin sur sa présence en F1. « C’est un boulot, et je suis ici pour effectuer ce travail ».