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La raison était que ces vieux blocs en fonte avaient propulsé des voitures de séries durant de longues années et avaient parcouru des centaines de milliers de kilomètres. Les ingénieurs savaient que le métal de ces blocs, qui avait subi des milliers de cycles thermiques, était désormais très stable et possédait peu de chances de se déformer.
Ces moteurs turbos fonctionnaient avec un carburant synthétique de très haute densité, à forte concentration de toluène, surnommé « carburant à fusée ».
Les ingénieurs précisent que le toluène possède d’excellentes qualités antidétonantes, essentiel avec un moteur turbo. Toutefois, ce carburant est plus difficile à enflammer à basses températures. Ainsi, il fallait placer les radiateurs de la monoplace tout près du réservoir d’essence afin de réchauffer le carburant à 70 degrés C pour faciliter sa vaporisation.
Le motoriste britannique Brian Hart a aussi conçu un moteur turbo quatre cylindres pour la F1. Ce moteur a propulsé les Toleman en 1984, dont une voiture était pilotée par une recrue nommée Ayrton Senna.
Cette vidéo démontre bien la puissance démoniaque de ces petites bombes. On voit ici le Hart de la Toleman de Geoff Page Racing qui fut pilotée par Phil Quaife au Goodwood Festival of Speed in 2010. Les tubulures d’échappement deviennent orange par l’intense chaleur dégagée par le petit quatre cylindres gavé par un monstrueux turbocompresseur !






