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F1: L'analyse du circuit de Monza par Denis Chevrier

F1: L'analyse du circuit de Monza par Denis Chevrier

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D’après Motors TV

Le sympathique Denis Chevrier, ancien responsable du département moteur de Renault F1 à Viry-Châtillon est désormais le consultant de Motors TV pour la F1. Il livre ici ses impressions sur le circuit de Monza, qui accueille le Grand Prix d'Italie.

Circuit: Le tracé est inchangé depuis l’année dernière. Avec sa longueur de 5,793km c’est le 5e plus long de la saison. C’est aussi et surtout le plus rapide, la moyenne horaire sur un tour est de l’ordre de 250km/h. La vitesse maxi approche ou dépasse 340km/h en quatre occasions sur le tour.

Bien que peu nombreux, les virages offrent une bonne variété de vitesses de passage: la première chicane est très lente, la deuxième moyenne et la troisième est rapide. Les autres virages (Lesmo et Parabolica) peuvent être qualifiés de rapides et imposent des vitesses minimales entre 175 et 215km/h.

Aileron arrière de la Ferrari, extra plat pour Monza. (Photo: WR2)

Aérodynamique
: De toute la saison, elle est particulière et exclusive à ce circuit : le plus faible appui de l’année. La grande proportion de lignes droites ne laissant pas place à des choix significativement différents. Des ailerons sont spécialement définis pour ce rendez-vous.

Refroidissement: Pas de difficulté technique particulière : température ambiante modérée et grande vitesse étant des facteurs favorables. Toutefois, il convient de définir le bon réglage de refroidissement pour la carrosserie (plus on refroidit plus l’aérodynamique est pénalisante en vitesse) et la présence de débris végétaux (tonte de pelouse, feuilles mortes) pourrait apporter une dégradation au fil de la course.

Freins: Leur usure est moyenne sur ce tracé. Leur comportement est toutefois fondamental pour la performance de la voiture. Le refroidissement qui leur est prodigué par les écopes de refroidissement fait l’objet d’un choix minutieux, car si ces dernières sont trop grandes elles pénalisent la vitesse de pointe.

Moteur: Sollicitation maximum, aucun autre circuit n’est plus exigeant. Le pourcentage du temps sur le tour en pleine charge (accélérateur à fond) y sera supérieur à 70 %.

Le régime moyen du moteur est également extrême.

Le temps maxi continu en pleine charge d’environ 15 secondes, ce qui est long sans toutefois égaler ce qu’impose Spa ou Shanghai.

Boîte de vitesses: La première peut se révéler utile pour le virage 2 qui est le plus lent du circuit (1re chicane). La seconde est adaptée à la deuxième chicane. La troisième, voire la quatrième aux autres virages dont les célèbres Lesmo et Parabolica.

Suspensions: Faible appui, très gros freinages : la stabilité de la voiture est un défi sur ce tracé. Les vibreurs qui délimitent les chicanes compliquent leur mission et leur imposent de lourdes contraintes qui peuvent mettre en danger leur fiabilité.

Pneus: Contrairement au moteur, les lignes droites ne sont pas très contraignantes pour eux. Ce circuit leur impose donc de faibles sollicitations.

Stratégie:

Influence de la masse embarquée : environ 0.3 seconde /10kg

Le coût d’un arrêt est important, car la ligne des stands est au milieu de la plus longue ligne droite : il faut compter environ 26 secondes.