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F1: Les constructeurs ne soutiennent plus le moteur 2013

F1: Les constructeurs ne soutiennent plus le moteur 2013

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D'après GMM

La règlementation 2013 concernant les moteurs quatre cylindres turbos pourrait être revue.

Dans une entrevue avec Blick et Auto Motor und Sport, Bernie Ecclestone a une nouvelle fois qualifié le moteur turbo quatre-cylindre de « blague ».

Emmenés par Ferrari, d'autres motoristes seraient prêts à argumenter dans le même sens pour la conservation du V8 2.4 litres actuel.

Le président de la FIA, Jean Todt, va se réunir avec les constructeurs à Barcelone samedi, et selon Bernie Ecclestone, le message des motoristes sera clair.

Le Britannique affirme : « La FIA a pris sa décision en se basant sur de fausses suppositions, sans voir les effets secondaires. Les constructeurs et les équipes doivent rencontrer la FIA et dire ce qu'ils en pensent, et la conclusion est que même si la décision paraît bonne, elle est mauvaise dans l'immédiat ».

La publication allemande rapporte que les arguments des constructeurs envers Jean Todt sont simples : ils ne peuvent pas se permettre de construire un quatre-cylindres turbo compétitif pour 2013.

Même Mercedes aurait changé sa position, inquiète que Renault ne reste pas en F1 sur le long terme, et d'avoir à fournir d'autres équipes clientes supplémentaires.

Norbert Haug affirme : « Nous ne pouvons pas le faire. Nous soutenons le quatre-cylindres uniquement s'il y a une garantie de réduction des coûts de 30 pour cent sur une période de cinq ans ».

De plus, une rumeur court maintenant que le projet de Craig Pollock « Pure » pour 2013 ferait partie d'une stratégie politique pour démonter que le moteur turbo attire de nouveaux fournisseurs.

L'incitation de faire revenir Honda et Toyota aurait apparemment échoué également, tout comme Volkswagen, attendant de voir si les motoristes actuels s'en sortent avec le nouveau moteur.

Eric Boullier, directeur principal de Renault, déclare sur le site officiel de la F1 : « La question est, pouvons-nous nous permettre un tel changement ? Il est important, somme toute, de ne pas prendre la mauvaise décision pour l'avenir du sport et pour les spectateurs ».