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F1: Les défis du nouveau circuit du Grand Prix de Corée

F1: Les défis du nouveau circuit du Grand Prix de Corée

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D’après Renault F1

L’ingénieur en chef de l’écurie Renault F1 Team, Alan Permane, explique les nombreux défis qui attendent les écuries et les pilotes lors du Grand Prix de Corée qui sera tenu le week-end prochain sur le circuit de Korean Auto Valley.

« Les premiers préparatifs ont débuté il y a pas mal de temps, lorsque la FIA a mis à la disposition des équipes une carte détaillée du circuit, » explique Alan Permane.


« Nous avons pu créer une représentation digitale à partir de ce document et nous avons ensuite demandé à nos pilotes d’y ajouter ce qu’ils pensaient être la bonne trajectoire de course. »

Une fois le tour virtuel en place, l’équipe a passé un mois à faire des simulations pour prendre un peu d’avance et commencer à travailler sur la mise au point requise par Yeongam.

« Les simulations nous ont permis d’évaluer l’appui aérodynamique optimum, le set-up de la suspension, la garde au sol et même l’impact des niveaux d’essence sur le temps au tour, » confirme Alan.

« Il reste pas mal d’inconnu, comme par exemple le niveau d’adhérence de la surface, les bosses ou l’inclinaison des virages. Néanmoins, nous avons tout de même une idée assez claire de la mise au point requise avant même d’arriver au circuit. »

Qu’ont révélé les simulations ? Le temps au tour estimé est de 1min 44s. Les voitures seront à fond durant 55% du tour et sur les freins 20% du tour. La vitesse moyenne sera de 195km/h atteignant jusqu'à 315km/h sur la ligne droite longue de 1.15km entre les virages deux et trois. En ce qui concerne les virages, le huit est sûrement le plus rapide du tour, il sera pris à 235km/h, tandis que le virage trois est le plus lent, il sera pris à tout juste 65km/h, selon les estimations.

En savoir déjà autant sur le circuit signifie que les ingénieurs pourront travailler sur leur programme habituel pour les essais libres du vendredi tandis que les pilotes devront tout de même faire plus de roulage que d’habitude en EL1 pour apprendre le circuit. Pour les ingénieurs, une des priorités sera de déterminer les rapports de boîte de vitesses, surtout pour les deuxième, troisième et quatrième rapports. Même si les rapports pour les EL1 sont déjà choisis, les mécaniciens peuvent s’attendre à une pause déjeuner bien remplie si des changements sont nécessaires en vue des EL2.

Concernant la mise au point aérodynamique, le set-up ne sera pas très différent de celui de Suzuka: « Les appuis nécessaires seront plutôt élevés et nous planifions de rouler avec le même package d’ailerons utilisé à Suzuka, » explique Alan.

« Il y a quelques virages rapides tels que les virages sept et huit qui me rappellent les virages cinq et six de Sepang. Ils requièrent des changements de direction rapides et nous nous attendons à ce que le virage sept soit pris à fond, le virage huit presque à fond. Il sera également important de maximiser le F-Duct dans les longues lignes droites car celles-ci offrent de bonnes opportunités de dépassement dans les virages un et trois. »

Une autre caractéristique significative du tour est le nombre de virages lents et techniques comme la séquence des virages quatre à six ou les virages 15 et 16 vers la fin du tour. Un bon équilibre au passage de ces virages sera important pour réaliser une bonne performance.

« Une voiture vive pour bien négocier les entrées et une bonne traction sont nécessaires pour passer ces secteurs, » confirme Alan. « Il est important que la voiture soit efficace dans ce genre de virages car c’est à ces endroits que l’on peut gagner le plus de temps. »