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F1: Les sauveteurs du Grand Prix du Canada blâment Bernie Ecclestone

F1: Les sauveteurs du Grand Prix du Canada blâment Bernie Ecclestone

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D'après GMM et Radio-Canada

Les sauveteurs du Grand Prix du Canada, épreuve radiée du calendrier 2009 de la Formule 1 par les autorités, ont blâmé Bernie Ecclestone, intransigeant sur tous les points, pour l'échec des négociations.

Durant une conférence de presse tenue hier dimanche devant les médias, Gérald Tremblay, le maire de Montréal, Raymond Bachand, ministre du Tourisme, du Développement économique et responsable de la région de Montréal du gouvernement provincial, et Michael Fortier, ancien ministre fédéral et porte-parole du groupe auprès de Bernie Ecclestone, ont expliqué ce qui s'est déroulé durant les derniers jours.

M. Bachand a expliqué, avec chiffres à l'appui et lettres officielles, que Bernie Ecclestone, responsable de la commercialisation de la F1, exigeait une garantie bancaire de 143,3 millions de dollars américains (173,6 millions de dollars canadiens) pour que la Formule 1 demeure à Montréal jusqu'en 2013.

Pour la première année du contrat, soit la saison 2009, Ecclestone demande une redevance de 31,4 millions de dollars pour présenter la course. Raymond Bachand a confirmé que le plan de sauvetage ne prévoyait offrir que 25,9 millions de dollars.

Selon messieurs Bachand et Tremblay, les exigences d'Ecclestone sont inappropriées, car elles confinent l'organisation du Grand Prix à un déficit budgétaire chronique.

« On est tellement loin par rapport à ce qu'il demande qu'on en est là où on en est aujourd'hui, a indiqué Raymond Bachand. Le Grand Prix dans sa formule actuelle n'est pas économiquement rentable, peu importe la force de l'organisateur. Les demandes de M. Ecclestone ne tiennent pas compte de la dure réalité qui frappe le monde entier. »

Bernie Ecclestone a rédigé une lettre qui précise que si les promoteurs n'acceptent pas ses conditions radicales, il ne tiendra pas la course.

« J'ai été clair et sans équivoque qu'il faille comme condition préalable à tout nouveau contrat que le travail du promoteur soit garanti par vos gouvernements ou par une institution bancaire digne de ce nom. Compte tenu des lourdes pertes et sommes non payées des trois dernières années, je ne peux pas céder sur ce point, » a-t-écrit.

Ironiquement, Bernie Ecclestone déclarait, moins de 48 heures auparavant, qu'il était disposé à aider financièrement le Grand Prix de Chine, déficitaire depuis ses débuts...
photo:WRI2