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F1: Top 5 des pires écuries de Formule 1

F1: Top 5 des pires écuries de Formule 1

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Le petit monde de la Formule 1 profite d’une autre pause de 3 semaines avant le prochain Grand Prix qui sera tenu en Espagne. Notre collaborateur, George East, en profite pour vous dévoiler son Top 5 des pires écuries de F1…

Voici donc le palmarès des plus mauvaises écuries de F1, sous-financées, désorganisées, dotées d’un département technique totalement inefficace et qui ont produit parmi les plus horribles voitures de F1 de l’histoire.

5
Jaguar Racing – 2000 à 2004
On se souvient de l’excitation entourant l’annonce du retour de Jaguar en F1 lors du Salon de l’auto de Détroit. Ford venait de racheter l’écurie Stewart et avait fait repeindre les voitures vertes. Avec de l’argent, une équipe de direction dotée de gros noms et de bons pilotes, Jaguar allait faire impression. Mais pas dans le bon sens… Jaguar n’a rien fait de bon durant ses années en F1, avant son rachat par Red Bull à la fin 2004.

Malgré l’argent, Jaguar n’a décroché aucun résultat tangible. Les magouilles politiques, impliquant ses dirigeants, dont Bobby Rahal et Niki Lauda, n’ont fait que perturber l’écurie. La tentative, ratée, d’attirer Adrian Newey, n’a fait qu’empirer les choses. Entre-temps, les monoplaces étaient lentes et peu fiables. En 4 ans, le meilleur résultat de Jaguar fut une paire de secondes places acquises à Monaco.

F1 Jaguar
Photo: WRi2

4
Coloni F1 - 1987 à 1991
Sur papier, la présence de Coloni en F1 avait du sens. Ancien champion d’Italie de Formule 3 devenu propriétaire de son écurie de Formule 3000, Enzo Coloni était tenté par la F1 à la fin de la saison 1988. Il recruta 3 dirigeants de chez AGS, Christian Vanderpleyn, Michel Costa et Frédéric Dhainhaut, et vendit une partie de ses parts à Fuji Heavy Industries pour lancer Subaru en F1 avec un moteur 12 cylindres à plat.

L’affaire tourna au ridicule. Au cours de ses 4 saisons en F1, Coloni récolta le plus grand nombre de non pré-qualifications et non-qualifications de l’histoire de la F1. Pire. Au cours de ses 3 dernières saisons, l’écurie, fort sympathique, a participé à 46 courses, mais n’en a terminé aucune. Mais grâce à des pilotes payants, Coloni a réussi à survivre, et on dit qu’elle fut incapable de payer ses employés durant une bonne partie de la saison 1990.

F1 Coloni
Photo: WRi2

3
MasterCard Lola - 1997
Sur papier, l’association de Lola et l’argent de Master Card avait du sens. Après tout, Lola avait produit des centaines de voitures de courses, dont les monoplaces de série CART américaines. Il était donc logique de monter en F1. L’écurie devait monter en F1 en 1998, mais certains dirigeants de Master Card ont forcé la main pour commencer un an plus tôt que prévu.

Avec peu de temps devant eux, les ingénieurs ont produit une véritable « poubelle ». La T97 était en fait un châssis CART modifié et allégé, mais qui n’a jamais été essayé en piste et jamais évalué en soufflerie. La voiture générait beaucoup trop de traînée aérodynamique et était incroyablement lente. Lors de son seul Grand Prix disputé, en Australie, ses pilotes, Ricardo Rosset et Vicenzo Sospiri, étaient à 15 secondes du temps de la pôle réalisée par Jacques Villeneuve. L’aventure n’a duré qu’une seule course et cela a failli tuer Lola qui s’est retrouvée face à des dettes accumulant 15 millions de dollars.

F1 Lola
Photo: WRi2

2
LIFE - 1990
N’importe quelle voiture de course qualifiée de « bombe à retardement » doit faire retentir un signal d’alarme! Mais cela n’a pas empêché la microscopique écurie italienne LIFE, au mépris des règles élémentaires de sécurité, de produire une voiture pour l’écurie FIRST et dotée du premier moteur de F1 W12 fait de 3 bancs de 4 cylindres accolés.

Mais afin d’accommoder ce bloc bizarre, les changements apportés au châssis ont rendu le pilote très exposé aux éléments en cas d’accident. Pourtant cela semblait importer peu, car le W12 ne produisait qu’environ 375 chevaux, soit la moitié du moteur Honda! Ainsi, la LIFE a raté toutes ses 14 tentatives de qualifications, et lors du Grand Prix de San Marino, elle était à 424 secondes de la pôle position! LIFE a disparu à 2 courses de la fin de la saison.

F1 Life
Photo: WRi2

1
Andrea Moda - 1992
Constatant que le fabricant italien de vêtements Benetton faisait connaître son nom mondialement grâce à son écurie de Formule 1, Andrea Sassetti, propriétaire de l’entreprise de chaussures Andrea Moda, a décidé de faire de même, et a acheté l’écurie Coloni.

Mais il est vite apparu évident que Sassetti n’y arriverait pas et l’écurie est vite devenue la risée du paddock. Ce fut un désastre. Andrea Moda ne fut pas autorisée à participer au premier Grand Prix, n’ayant pu verser la caution de 100 000$ exigée aux nouvelles équipes. Puis, elle a raté les essais du Grand Prix de France quand ses camions sont restés coincés dans le trafic!

Non seulement l’écurie était désorganisée et sa voiture était au moins 15 secondes trop lente au tour, l’équipe a aussi ouvertement maltraité son pilote, Perry McCarthy, conséquence d’une divergence d’opinion avec Sassetti. Le pire survint en Belgique avec le pauvre McCarthy qui négociait le terrifiant virage d’Eau Rouge avec une billette de direction qui pliait sous l’effort, défaut que l’écurie connaissait bien.

Ce même weekend, Sassetti fut arrêté pour production de fausses factures, et une course plus tard, Andrea Moda fut exclue du paddock pour avoir terni l’image de la F1.

F1 Andrea Moda
Photo: WRi2