«Avec cette entente, Alfa Romeo et Maserati tisseront des liens techniques et commerciaux très serrés, particulièrement dans les gros marchés internationaux», a déclaré Fiat par voie de communiqué.
Alors, une question se pose : est-ce que toute l'expertise d'ingénierie de Ferrari sera perdue, privant Maserati de l'accès à ses moteurs V8? Pas vraiment, du moins pas au début. Fiat a confirmé que Maserati continuera à travailler étroitement avec Ferrari sur la technologie motorisée ainsi que sur son réseau commercial.
Et qu'arrivera-t-il à l'ex-PDG de Rolls-Royce, Karl-Heinz Kalbfell, qui a laissé sa compagnie ultra luxueuse pour diriger Alfa Romeo, une des trois marques de Fiat Auto (Fiat, Lancia)? Difficile à dire; les ventes sont considérablement faibles, ce qui pourrait signifier le congédiement du grand manitou.
Il semble que depuis l'arrivée du nouveau PDG, Sergio Marchionne, les hautes têtes roulent à un rythme alarmant. Le prochain à passer sous le
couperet pourrait bien être le patron de Maserati lui-même, Martin Leach, qui guidait auparavant les rênes de Ford d'Europe.
Marchionne, à son honneur, procède à des actions audacieuses à un moment où Fiat Auto doit se servir des deux milliards de dollars de GM pour consolider ses divisions.
«Ce geste est crucial pour le développement futur d'Alfa Romeo», a dit Marchionne dans un communiqué. «Nous croyons que, dans le contexte de redémarrage de notre entreprise automobile, nous devons porter une attention spéciale aux traits particuliers de chaque marque.»
Or, bien qu'il semble a priori que Maserati souffrira de l'absence d'un lien direct avec Ferrari, la réalité pourrait être plus rose qu'on le croit.
En effet, même si les acheteurs de Ferrari considèrent que Maserati n'est que la «Ferrari des pauvres», le fait de se retrouver aux côtés d'Alfa Romeo dans les mêmes salles de montre élèvera sans contredit son statut. En outre, l'achalandage plus intense autour de Alfa Romeo apportera une visibilité accrue à Maserati, ce qui se traduira, en théorie, par de meilleures ventes.
La perte de Ferrari permettra également à Maserati de développer des voitures sport qui pourraient concurrencer, toujours en théorie, le plus réputé des manufacturiers italiens. Une telle position ferait renaître la chaude rivalité que ces deux compagnies ont entretenue à la fin des années 1950 et au début des années 1960.
Bref, Alfa Romeo apparaît finalement sur le chemin qui le conduira en Amérique du Nord; Maserati continuera à concevoir de séduisantes et géniales berlines; Ferrari se départira d'une marque qui draine beaucoup d'argent pour investir davantage dans ses propres projets. Un étrange dénouement, certes, mais qui laisse croire que tout se porte pour le mieux en Italie.
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| Les ventes d'Alfa Romeo sont dans un creux, rendant essentiel le partage immédiat des coûts avec Maserati pour assurer le futur développement des produits. (Photo: Alfa Romeo) |
Et qu'arrivera-t-il à l'ex-PDG de Rolls-Royce, Karl-Heinz Kalbfell, qui a laissé sa compagnie ultra luxueuse pour diriger Alfa Romeo, une des trois marques de Fiat Auto (Fiat, Lancia)? Difficile à dire; les ventes sont considérablement faibles, ce qui pourrait signifier le congédiement du grand manitou.
Il semble que depuis l'arrivée du nouveau PDG, Sergio Marchionne, les hautes têtes roulent à un rythme alarmant. Le prochain à passer sous le
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| Marchionne, à son honneur, procède à des actions audacieuses à un moment où Fiat Auto doit se servir des deux milliards $ de GM pour consolider ses divisions. (Photo: Alfa Romeo) |
Marchionne, à son honneur, procède à des actions audacieuses à un moment où Fiat Auto doit se servir des deux milliards de dollars de GM pour consolider ses divisions.
«Ce geste est crucial pour le développement futur d'Alfa Romeo», a dit Marchionne dans un communiqué. «Nous croyons que, dans le contexte de redémarrage de notre entreprise automobile, nous devons porter une attention spéciale aux traits particuliers de chaque marque.»
Or, bien qu'il semble a priori que Maserati souffrira de l'absence d'un lien direct avec Ferrari, la réalité pourrait être plus rose qu'on le croit.
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| La perte de Ferrari permettra également à Maserati de développer des voitures sport qui pourraient concurrencer, en théorie, le plus réputé des manufacturiers italiens. (Photo: Ferrari) |
La perte de Ferrari permettra également à Maserati de développer des voitures sport qui pourraient concurrencer, toujours en théorie, le plus réputé des manufacturiers italiens. Une telle position ferait renaître la chaude rivalité que ces deux compagnies ont entretenue à la fin des années 1950 et au début des années 1960.
Bref, Alfa Romeo apparaît finalement sur le chemin qui le conduira en Amérique du Nord; Maserati continuera à concevoir de séduisantes et géniales berlines; Ferrari se départira d'une marque qui draine beaucoup d'argent pour investir davantage dans ses propres projets. Un étrange dénouement, certes, mais qui laisse croire que tout se porte pour le mieux en Italie.








