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GM se retire en bons termes des négociations avec Renault-Nissan

GM se retire en bons termes des négociations avec Renault-Nissan

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Après avoir maintenu le suspense pour les médias et le public, General Motors et Nissan-Renault ont mis fin à leurs négociations sur une possible alliance.

Mercredi dernier, les constructeurs ont en effet annoncé qu'ils s'étaient entendus pour couper court aux discussions amorcées récemment à Paris. Bien que le potentiel de synergies et de bénéfices était grand, le volume et la répartition des profits se sont avérés le grand point de discorde, selon ce qu'affirment certaines sources. La décision finale a été prise par le bureau des directeurs de GM.

Le géant américain souhaitait apparemment que le consortium formé par Nissan et Renault lui fournisse des compensations parce qu'une éventuelle alliance l'empêcherait de poursuivre d'autres partenariats similaires dans les années à venir. Les compensations en question se seraient ajoutées à un investissement déjà considérable dans GM. Probablement en raison de leur culture et leur philosophie différentes, Nissan et Renault ont jugé qu'une telle exigence irait à l'encontre du succès de leur éventuelle alliance.

Dans un communiqué, le PDG de GM, Rick Wagoner, a remercié l'équipe en charge des négociations pour les nombreuses heures de travail qu'elle a consacrées. Il a indiqué que les deux parties présentes à la table ont fait preuve de collaboration et d'enthousiasme. Ensemble, elles avaient convenu d'une méthode pour mesurer et évaluer les synergies possibles de leur future alliance mais, comme l'explique Wagoner, «nous avons tous reconnu que les niveaux de synergie avantageaient nettement Renault et Nissan au détriment de GM.» Et on le rappelle: pas question de compensations.

Le grand manitou de GM a conclu son communiqué en affirmant: «Nous avions bel et bien avisé Renault-Nissan que nous étions très ouverts à l'idée d'explorer davantage et, éventuellement, d'implanter des projets individuels en synergie pour en retirer des bénéfices mutuels. Mais en bout de ligne, nous avons compris que ce ne serait pas possible ainsi.»