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GMAC renégocie ses ententes chez Chrysler

GMAC renégocie ses ententes chez Chrysler

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Les concessionnaires Chrysler d’Amérique du nord ne sont pas au bout de leur peine, et ceux du Canada n’y échappent évidemment pas. Dans un contexte économique difficile, et une situation d’entreprise toujours précaire bien que plus prometteuse, la firme de financement GMAC, propriété de Cerberus, ancien propriétaire de Chrysler, a mis fin à la totalité des ententes de financement d’inventaire.

Dans les faits, la firme a fait savoir qu’elle mettait un terme aux ententes qui permettaient aux concessionnaires de financer les voitures en leur possession. GMAC s’est dit prêt à renouveler les ententes sur une base individuelle, à condition que le concessionnaire puisse faire la preuve de sa solvabilité.

Pour Daniel Labre, responsable des communications chez Chrysler Canada, la situation n’a rien d’exceptionnelle. « Il est normal, alors que toutes les activités repartent, que certains dossiers soient revisités. Dans le cas des ententes de financement, ce sont des contrats privés, dans lesquels Chrysler n’intervient pas. Chaque cas est donc unique, et certains concessionnaires font d’ailleurs affaire avec d’autres entreprises que GMAC. Mais il est vrai que la situation actuelle demande une intervention particulière», a-t-il expliqué.

Le porte-parole n’a toutefois pas nié la possibilité qu’au terme de cette procédure, certains concessionnaires soient forcés de fermer leurs portes, faute d’entente efficace. « Mais s’il y en a, ce sont de rares exceptions, dont le commerce ne va pas bien», poursuit monsieur Labre.

Pas de fermetures forcées

On le sait, Chrysler a déjà confirmé qu’il ne procéderait pas, comme GM, à des fermetures forcées au Canada, même si la décision de GMAC risque de le faire pour eux.

Une décision que la compagnie n’avait pas le choix d’assumer, comme l’explique Daniel Labre. « Je ne peux pas parler pour GM, mais je sais que nos contrats avec nos concessionnaires étaient différents. La seule méthode possible pour nous de fermer des concessions était de se placer sous la protection de la loi sur les faillites».

Chez General Motors, les termes des contrats prévoyaient qu’une année avant le renouvellement, la compagnie pouvait décider de ne pas prolonger le partenariat. Ce qui n’est pas le cas chez Chrysler.

« Nous ne souhaitons pas perdre de concessions nulle part au Canada, mais si la loi économique agit, nous n’y pouvons rien. En revanche, nous planifions en fonction du nombre de nos concessionnaires actuels, c’est certain», a conclut Daniel Labre.