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Hispano-Suiza K6 1937

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Luc-Olivier Chamberland
La Rolls-Royce française
L’année suivante, Birkigt, avec le banquier espagnol Damian Mateu, revient à la charge en réinitialisant la Hispano-Suiza Fabrica de Automóviles à Barcelone. Avant 1906, Birkigt produit quatre nouveaux moteurs, des quatre et six cylindres allant de 3,8 à 7,4 litres. Malgré le soutien tant commercial que financier de la part du roi d’Espagne Alfonso XIII, l’entreprise voit dans le marché français de meilleures opportunités d’affaires.

La Francia
Le terrain de construction sera près de la clientèle puisque Lavallois-Perret en banlieue de Paris est retenu en 1911. Finalement en 1914, un autre déménagement suit à Bois-Colombes et l’entreprise prendra le nom Hispano-Suiza.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’entreprise concentra ses activités principalement sur les motorisations d’aéronefs. Birkigt en révolutionna l’industrie avec un peu plus d’une centaine de brevets.

La sécurité, le confort, la vitesse

En 1919, tous et chacun s’entendent pour dire que l’arrivée de la H6 est une réplique supérieure à l’offre de Rolls-Royce qui propose la célèbre Silver Ghost.

Dans les années 20, la notoriété d’Hispano-Suiza n’est plus à faire, certains avancements technologiques comme les freins à tambours assistés Hispano-Suiza ont la réputation d’être le meilleur système de freinage au monde. Rolls-Royce va même jusqu’à les intégrer à ses modèles.


La naissance d’un symbole victorieux
La cigogne, représentante de l’Alsace, trônant au sommet du radiateur des Hispano-Suiza fit son apparition au milieu des années 20. La cigogne dessinée sur la paroi latérale de l’avion à moteur Hispano-Suiza de Georges Guynemer, devient le symbole de la marque.

Le faste des années 30

Le modèle K6 fut introduit avant même la fin de la production de son prédécesseur, le HS26, le K6 est alors très près du J12 à moteur 12 cylindres. À l’époque ces voitures sont la parfaite illustration du génie de Birkigt, en proposant les besoins du marché qui favorisent le luxe et le confort avant la puissance brute.

La construction de la K6 reprend la formule du châssis en échelle avec une suspension à lamelles semi-elliptiques à l’avant et à l’arrière. Disponibles en deux longueurs de châssis, 342 et 372 cm, les freins hydrauliques et une direction précise contribuent à la supériorité de la marque.

Le K6 est mû par un moteur six cylindres de 5,2 litres et produit un impressionnant 120 chevaux et peut même atteindre une vitesse de pointe de 140 km/h. Étant construit en France, la traditionnelle transmission manuelle à trois rapports est intégrée.

Le K6 est d’abord introduit au Salon de Paris en 1934. Par la suite les riches clients qui achètent le châssis peuvent le faire construire selon leurs désirs, et par le fait même, s’assurent d’une exclusivité rarement égalée.

La dernière version de la K6 sur 204 fut produite au printemps 1937 sonnant également le glas sur la production des voitures en France. Le gouvernement français saisit l’usine et ordonne la production unique de moteurs d’avion devant la menace grandissante de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui Hispano-Suiza ne produit plus que des moteurs d’avion; elle est complètement intégrée à la société française de défense Safran.



photo:Luc Olivier Chamberland
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Luc-Olivier Chamberland
Luc-Olivier Chamberland
Expert automobile