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La confiance sur la route

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Je conduis beaucoup. Sur l’autoroute, sur la rue, sur la piste, sur les sentiers et même sur des parcours d’obstacles. C’est la nature de mon boulot, certes, mais j’adore conduire aussi. Même si on ne me payait pas pour le faire, je pense que je trouverais le moyen de passer le plus de temps possible derrière un volant. Puisque je suis si souvent sur la route, j’ai l’occasion d’observer beaucoup d’autres conducteurs. J’ai appris à cerner certaines situations, à anticiper les manœuvres douteuses et à éviter les ennuis. J’ai confiance en mes compétences et mes capacités.

Malheureusement, on ne peut dire de même de la majorité.

Voilà un sujet que j’ai souvent abordé (pesté contre?). Et alors que certains croiront peut-être que je parle d’agressivité sur la route, je vous assure, ce n’est pas le cas. La confiance derrière le volant peut faire la différence entre un retour sécuritaire à la maison et un accident, c’est aussi simple que ça.

Juste ce matin, j’ai été témoin de quatre accidents évités de justesse, une gracieuseté de conducteurs hésitants et incertains. Ce n’est pas que l’un ou l’autre était dans le tort, mais que leurs gestes incertains ont provoqué des situations assez dangereuses merci.

Prenez un conducteur craintif au milieu d’un peloton de conducteurs confiants, et vous avez la recette d’un désastre. Or, un conducteur trop confiant pose un risque tout aussi élevé. Il n’y a qu’un pas entre la confiance saine et la confiance aveugle. Ne flirtez pas avec l’impudence, et tout se passera bien.

Les conducteurs incertains hésitent à changer de voie (commencent à dériver, paniquent, enfoncent les freins, reviennent à la dérive, paniquent à nouveau); les conducteurs incertains freinent constamment; souvent, les conducteurs incertains ne vérifient pas les rétroviseurs par confusion/peur; les conducteurs incertains minent leurs compétences réelles.

Certains diront que ce sont les conducteurs impudents et trop confiants qui créent les conducteurs incertains en les tyrannisant. Mon œil. Considérez la route comme la café d’une école secondaire. Si vous ne vouliez qu’on vous achale, vous ne vous cachiez pas dans un coin en pleurant, vous vous promeniez d’un pas assuré. Ces jeunes-là déambulaient dans les corridors, pour la plupart inconnus, à l’abri des brutes. Les jeunes incertains étaient la cible de toutes les blagues et des ennuis.

Alors, comment régler le problème des conducteurs incertains? Bonne question. Klaxonner et essayer de les amener à faire la bonne manœuvre les apeurent souvent davantage. Et ce serait simplement insultant d’aller plus loin. Mais je pense avoir la solution : passer plus de temps derrière le volant.

Plus on conduit, mieux on conduit (en théorie, du moins). Mieux n’est peut-être pas le bon mot : plus on conduit, plus il devient facile de conduire, comme toute tâche répétée continuellement.

Et s’il vous faut un encouragement momentané derrière le volant, songez à votre plus grand succès à vie et comment vous vous sentiez à ce moment précis. Inspirez-vous-en au volant. Puis, vérifiez vos rétroviseurs, faites vos angles morts, et exécutez votre manœuvre en toute confiance.