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La revanche du V8

La revanche du V8

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La revanche du V8
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Au début des années 1980, une supposée "crise du pétrole" vient tout juste d'ébranler le monde, en particulier les États-Unis. L'industrie de l'automobile doit retourner à la table à dessin. Le mot d'ordre est lancé : "Économie de carburant" Les ingénieurs n'ont donc d'autres choix que de concevoir des moteurs à 4 cylindres. On condamne même les moteurs V8. Jadis si populaire en Amérique du Nord, le V8 est devenu trop énergivore pour s'adapter à cette nouvelle réalité.

 

LES PREMIERS MOTEURS V8

Les moteurs V8 étaient présents dès les premiers pas de l'automobile : ils propulsaient beaucoup de grandes voitures de luxe. Mais il a fallu attendre en 1932 avant de les voir apparaître sous le capot des voitures de tous les jours. Henry Ford a pris l'industrie de l'automobile américaine par surprise en ajoutant son légendaire V8 flat head au catalogue de ses voitures. Les consommateurs ont cependant dû attendre le début des années 50 avant de voir les V8 offerts dans toutes les gammes de véhicules aux États-Unis. Outre Oldsmobile, qui a lancé le V8 de performance en 1949, c'est surtout Chevrolet qui a soulevé l'enthousiasme avec son petit moteur V8 de 265 pouces cubes. Au fil du temps, ce moteur sera devenu un 283, un 327, un 350 et même, en 1955, un 400 pouces cubes.

 

LES ARDEURS DU V8 FREINÉES

 

La crise du pétrole a momentanément stoppé la lancée du V8. On essayait de convaincre les consommateurs d'opter plutôt pour les 4-cylindres ou, au pire, les V6. Malgré tout, ces plus petits moteurs n'ont jamais affiché la même puissance de couple à bas régime que les légendaires V8. Aujourd'hui, le développement de l'injection électronique, du calage variable des soupapes et de nouvelles boites à 5, à 6 et à même 7 rapports incitent de plus en plus de constructeurs d'automobiles à retourner aux moteurs V8. Soudain, ils ne consomment plus autant. Attendez-vous donc à en voir de plus en plus sur le marché. Même General Motors, qui avait complètement éliminé le V8 dans ses grandes berlines Buick et Pontiac, nous les ramène dans ses nouvelles Park Avenue et Bonneville.

 

Les constructeurs japonais, ceux-là même qui nous ont donné une leçon en matière d'économie de carburant avec leurs 4-cylindres, ont quand même appris de l'Amérique du Nord et greffent aujourd'hui d'intéressants V8 dans leurs grandes camionnettes et leurs utilitaires sport, ainsi que dans leurs voitures de luxe.

 

Les constructeurs européens ne sont pas en reste puisqu'ils utilisent également des moteurs V8. Pensons, par exemple, aux V8 d'Audi, de BMW, de Jaguar, de Mercedes-Benz, de Porsche...