Tesla a commencé à offrir des déplacements à bord de son Cybercab dans certains secteurs d’Austin, au Texas. Dépourvu de volant et de pédales, ce véhicule électrique à deux places a été conçu précisément pour le transport autonome de passagers.
Le lancement attire toutefois l’attention de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA). Selon l’AFP, l’agence fédérale américaine a ouvert une enquête afin d’examiner les données techniques et le processus ayant permis à Tesla de certifier le véhicule.

Un déploiement encore limité
Le Cybercab est désormais intégré au service de robotaxis de Tesla à Austin. Les utilisateurs peuvent choisir entre ce modèle et un Model Y, qui offre davantage d’espace pour les passagers.
Le véhicule doré, reconnaissable à ses portières papillon, peut accueillir un maximum de deux occupants. Tesla indique que les déplacements sont proposés dans un périmètre limité, sans préciser quand une tarification régulière sera instaurée. Des dirigeants ont néanmoins évoqué un modèle de tarification dynamique, dont les prix fluctueraient selon la demande.
Selon Reuters, 420 véhicules autonomes de Tesla étaient enregistrés au Texas en date du 2 septembre, dont 45 Cybercabs. À titre comparatif, Waymo comptait 988 véhicules enregistrés dans l’État.
Tesla exploite un service restreint de robotaxis depuis juin 2025. Jusqu’à maintenant, celui-ci reposait principalement sur des Model Y équipés du système de conduite autonome du constructeur. Le service a depuis été étendu à quelques autres villes du Texas et de la Floride.

Des obstacles réglementaires
L’arrivée du Cybercab soulève des questions puisque les normes fédérales américaines exigent généralement la présence d’un volant et de pédales pour les véhicules destinés à une exploitation commerciale. Une exemption peut être accordée, mais Tesla n’en aurait pas fait la demande, rapporte l’AFP.
La réglementation limite également le nombre de véhicules dépourvus de commandes traditionnelles qu’un constructeur peut commercialiser. Les règles sont différentes lorsqu’il s’agit de véhicules utilisés uniquement à des fins d’essai.
Tesla devra aussi obtenir les autorisations nécessaires pour étendre son service à certains marchés. En Californie, par exemple, le constructeur ne détient pas les permis lui permettant d’exploiter un service de robotaxis sans conducteur de sécurité.
Un projet central pour Tesla
Elon Musk présente depuis plusieurs années la conduite autonome comme un élément central de l’avenir de Tesla. Il affirme que le Cybercab deviendra éventuellement le modèle produit au plus grand volume par l’entreprise. Étant donné le nombre de Tesla S, X et Y que la firme a vendu jusqu’à présent, il s’agit là de toute une déclaration.
La production aurait commencé en avril dernier, bien que Elon Musk ait alors prévenu que la cadence initiale serait très lente. Le constructeur prévoit éventuellement vendre le Cybercab aux particuliers et permettre aux propriétaires de l’intégrer à son réseau de transport autonome lorsqu’ils ne l’utilisent pas.






